Cyclones et changement climatique

Il paraît que les médias et les politiques ont associé la récente série d'ouragans au réchauffement climatique. Il semblerait qu'ils sont allé un peu vite en besogne. Voici quelques liens solides qui affirment le contraire.


Non, il n'y a pas plus d'ouragans qu'il y a 50 ans [infographie], cFactuel, 14/09/2017

Leçons de cyclones pour le climat, Sylvestre Huet, 20/09/2017
  • Il est impossible de tisser un lien de causalité entre un événement météo isolé et une tendance climatique en cours.
  • En revanche, une analyse a posteriori, fondée sur un ensemble de simulations numériques explorant les possibles d’un climat inchangé et d’un climat changé permet d’évaluer la probabilité d’occurrence d’un phénomène météo en fonction de ces deux climats.
  • Les risques de cyclones plus intenses ou plus fréquents dans un climat plus chaud à la fin du siècle sont mal connus. Leur simulation reste délicate. Un raisonnement simpliste ne faisant appel qu’à l’élévation de la température des cent premiers mètres de l’eau des océans pourrait conclure à l’augmentation de leur fréquence, mais ce n’est pas ce que montrent les simulations numériques. En effet la formation d’un cyclone dépend aussi de l’ensemble de la troposphère et du gradient de température, ainsi que de vents en haute altitude pour son intensification. Or, le réchauffement général modifie peu le profil vertical des températures, le véritable catalyseur des phénomènes cycloniques. Leur nombre pourrait donc ne pas varier, voire baisser un peu avec le réchauffement.

Atlantic Hurricane Trends and Mortality Updated, Euan Mearns, September 12, 2017
The frequency of Atlantic hurricanes making landfall has not increased since 1880. The reported increase in the frequency of all hurricanes can be explained by under-recording in the pre-flight, pre-satellite era. The accumulated cyclone energy (ACE) index in the North Atlantic has been flat since 1950. Changes in ACE with time may be associated with the Atlantic Multidecadal Oscillation (AMO) and clearly has nothing to do with CO2 emissions. The maximum intensity of hurricanes has not increased with time. Nor has the cost of hurricane damage increased in the USA.

ACE : Accumulated cyclone energy
[Wikipedia] L’énergie cumulative des cyclones tropicaux (en anglais Accumulated cyclone energy ou ACE) est la quantité d'énergie globale d'un ou de plusieurs cyclones estimée à partir de la vitesse maximale des vents pour chaque période de six heures. Selon sa définition, elle n'est calculée qu'à partir du moment où le système atteint le niveau de tempête tropicale et ne tiens donc pas compte des dépressions tropicales plus faibles et souvent de courte durée de vie.
Cette quantité est un index de mesure utilisé par le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis pour quantifier l’énergie des cyclones tropicaux comme les ouragans et les typhons. L’indice total d'un cyclone ou de tous les systèmes tropicaux d'une saison dans un bassin océanique peut ainsi être évalué et comparé à d'autres cyclones ou saisons1


A General Linear Model for Trends in Tropical Cyclone Activity by Jamal Munshi, SSRN, 16 Jul 2015
"Abstract : The ACE index is used to compare tropical cyclone activity worldwide among seven decades from 1945 to 2014. Some increase in tropical cyclone activity is found relative to the earliest decades. No trend is found after the decade 1965-1974. A comparison of the six cyclone basins in the study shows that the Western Pacific Basin is the most active basin and the North Indian Basin the least. The advantages of using a general linear model for trend analysis are described."

"Last but not least", l'état de l'art par le laboratoire de dynamique des fluides géophysiques de l'administration américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA). Je ne l'ai pas encore lu mais en voici les points essentiels (Global Warming and Hurricanes – Geophysical Fluid Dynamics Laboratory, Aug 30, 2017) :
  • It is premature to conclude that human activities–and particularly greenhouse gas emissions that cause global warming–have already had a detectable impact on Atlantic hurricane or global tropical cyclone activity. That said, human activities may have already caused changes that are not yet detectable due to the small magnitude of the changes or observational limitations, or are not yet confidently modeled (e.g., aerosol effects on regional climate). 

Likelihood Statements

The terminology here for likelihood statements generally follows the conventions used in the IPCC AR4, i.e., for the assessed likelihood of an outcome or result:
  • Very Likely: > 90%,
  • Likely: > 66%
  • More Likely Than Not (or Better Than Even Odds) > 50%
  • Anthropogenic warming by the end of the 21st century will likely cause tropical cyclones globally to be more intense on average (by 2 to 11% according to model projections for an IPCC A1B scenario). This change would imply an even larger percentage increase in the destructive potential per storm, assuming no reduction in storm size.
  • There are better than even odds that anthropogenic warming over the next century will lead to an increase in the occurrence of very intense tropical cyclone in some basins–an increase that would be substantially larger in percentage terms than the 2-11% increase in the average storm intensity. This increase in intense storm occurrence is projected despite a likely decrease (or little change) in the global numbers of all tropical cyclones.
  • Anthropogenic warming by the end of the 21st century will likely cause tropical cyclones to have substantially higher rainfall rates than present-day ones, with a model-projected increase of about 10-15% for rainfall rates averaged within about 100 km of the storm center.

Etat d'urgence et libertés civiles [revue de web]

« De plus en plus de militaires évoquent un passage à l’état de siège en cas de nouveaux actes terroristes ». Olivier Petitjean. Basta ! 16 mai 2017.
"Quel est le lien entre la multiplication des interventions militaires françaises à l’étranger, la priorité donnée au Rafale et aux exportations d’armes, et l’instauration de l’état d’urgence en France ? Dans son livre récent « Le Militaire. Une histoire française » (éd. Amsterdam), l’économiste Claude Serfati montre à quel point l’armée et les industries militaires sont « chez elles » dans les institutions et l’économie politique de la Vème République. Une tendance qui n’a fait que s’aggraver ces dernières années, sans que le poids politique et économique exorbitant du militaire en France soit vraiment contesté ni même débattu, y compris à gauche. La campagne électorale actuelle ne fait pas exception. Entretien."
Londres victime du communautarisme, les Français réclament une dictature. Samuel Gontier. Ma vie au poste. 07 juin 2017.
"Lundi soir, sur France 5, BFMTV, CNews, LCI et France 2, tout le monde s’accorde à dire que l’attentat de Londres est le résultat d’un abominable laxisme communautariste. Heureusement, les Français sont plus raisonnables : ils préfèrent renoncer à leurs libertés pour être protégés par un Etat policier. "
Ligne par ligne, l’avant-projet de loi sur l’état d’urgence permanent. Marc Rees. 08 juin 2017.
"Le projet de loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure annoncé par le gouvernement vient d’être dévoilé par le Monde. Next INpact vous propose une analyse ligne par ligne et librement accessible de ce nouveau texte sécuritaire."
"En résumé, le PJL Collomb va bien assurer le basculement de l’état d’urgence dans le droit commun. "
Ces libertés dans le viseur de l’avant-projet de loi. Pierre Alonso et Amaelle Guiton. 8 juin 2017.
"La loi adoptée en juin 2016 était censée, selon ses promoteurs, durcir suffisamment l’arsenal en donnant de nouvelles prérogatives au parquet pour permettre de revenir au droit commun. Mais le texte dégainé par l’exécutif et publié par le Monde va encore plus loin, en faisant entrer dans le corpus antiterroriste des mesures de police administrative qui, jusqu’alors, avaient vocation à être limitées dans le temps. A péril extraordinaire, réponse exceptionnelle : forte, attentatoire aux libertés, mais temporaire. L’avant-projet de loi rompt définitivement cet équilibre précaire. A menace lancinante, riposte permanente, avec les outils de l’urgence, voire en les musclant, et en contournant l’autorité judiciaire."
Etat d’urgence dans le droit commun : pourquoi le projet du gouvernement inquiète. Les décodeurs. 9 juin 2017.
"Ce texte dit que quasi toutes les mesures de l’état d’urgence pourraient se retrouver dans le droit commun. En clair, des mesures jusqu’ici temporaires et exceptionnelles, qui limitent les libertés des citoyens le temps de lutter contre un danger imminent, risqueraient de devenir légales en temps normal."

Il était une fois les instituts de sondage [revue de web]

Il était une fois... les instituts de sondage. Ysabeau Leierkastenmann. 4 mars 2017.
Des conflits d'intérêts en cascade et un système actuel qui permet à des personnes de faire bouger les choses en leur faveur.
  • Comment est fait un sondage ?
  • Les sondages sont-ils représentatifs ?
  • Quel est le niveau de neutralité des sondages ?
  • Qui sont les instituts qui réalisent ces sondages ?
  • Qu'est-ce qu'un "panéliste" ?
  • Qu'est-ce que le "nudge" ?
  • En quoi est-il nécessaire de garder un esprit critique sur les pronostiques publiés dans la presse ?
Peut-on faire confiance aux sondages ? Jacques Monin. Secrets d’info. France Inter. 18 mars 2017.
"L'enquête sur le fonctionnement des sondages qui se trompent souvent"

Les 5 techniques utilisées pour manipuler les sondages d'opinion. Institut Pandore. 3 avril 2011.
"Il est évident que nos politiques et les médias usent et abusent de sondages pour faire dire au peuple ce qu’il n’a jamais dit. Et nous voilà alors dans de la pure désinformation. Voyons ensemble comment cela se passe concrètement."

Sondages : peut-on (encore) leur faire confiance ? Sylvain Tronchet. France Inter. 16 mars 2017.
"En période électorale près de cent sondages politiques sont publiés tous les mois en France. Pourtant, les méthodes des instituts sont de plus en plus contestées. "

Lire : Subunda. Coups de sonde dans l’océan des sondages Patrick Lehingue. Acrimed. 25 juillet 2007.
"Présentation (suivie d’un entretien) de Subunda. Coups de sonde dans l’océan des sondages, de Patrick Lehingue, éditions du Croquant, Bellecombe-en-Bauges, février 2007, 271 pages."

Pierre Bourdieu : L'opinion publique n'existe pas, 1972.
Les temps modernes, 318, janvier 1973, pp. 1292-1309. Repris in Questions de sociologie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1984, pp. 222-235.
"Je voudrais préciser d'abord que mon propos n'est pas de dénoncer de façon mécanique et facile les sondages d'opinion, mais de procéder à une analyse rigoureuse de leur fonctionnement et de leurs fonctions. Ce qui suppose que l'on mette en question les trois postulats qu'ils engagent implicitement. Toute enquête d'opinion suppose que tout le monde peut avoir une opinion ; ou, autrement dit, que la production d'une opinion est à la portée de tous. Quitte à heurter un sentiment naïvement démocratique, je contesterai ce premier postulat. Deuxième postulat : on suppose que toutes les opinions se valent. Je pense que l'on peut démontrer qu'il n'en est rien et que le fait de cumuler des opinions qui n'ont pas du tout la même force réelle conduit à produire des artefacts dépourvus de sens. Troisième postulat implicite : dans le simple fait de poser la même question à tout le monde se trouve impliquée l'hypothèse qu'il y a un consensus sur les problèmes, autrement dit qu'il y a un accord sur les questions qui méritent d'être posées. Ces trois postulats impliquent, me semble-t-il, toute une série de distorsions qui s'observent lors même que toutes les conditions de la rigueur méthodologique sont remplies dans la recollection et l'analyse des données."
Observatoire des sondages
L’Observatoire des sondages exerce une veille scientifique sur les différentes facettes des sondages, non seulement les aspects méthodologiques des enquêtes et des statistiques mais aussi sur leur publication, leurs usages confidentiels et les commentaires politologiques ou journalistiques qui en sont faits quotidiennement.

Réparer la finance mondiale, entre la dette et le diable

La traduction française de « Between Debt and the Devil : Money, Credit, and Fixing Global Finance » vient de paraître sous le titre « Reprendre le contrôle de la dette. Pour une réforme radicale du système financier ». Gaël Giraud préface le livre de Lord Adair Turner, ancien président de l’Autorité des services financiers britanniques, vous la trouverez ci-dessous; quelques extraits centrés sur le diagnostic :
L’union bancaire Européenne ne protège nullement le contribuable Européen, français en particulier. Les plus optimistes devraient méditer le traitement inflige à la banque italienne en faillite, Monte dei Paschi di Siena, durant la Noël 2016 : la plus ancienne banque d’Italie a été nationalisée ; le contribuable italien aura donc à payer ses dettes. Tout comme en 2009, l’Europe continue de privatiser les profits et de socialiser les pertes.
[...]
En d’autres termes, ce que nous apprend Turner, c’est que la leçon de Karl Polanyi – ce grand économiste hongrois de l’entre-deux-guerres – est toujours valable : la finance déréglée est le meilleur ennemi de la prospérité et de la démocratie.
[...]
des 1986, la théorie de l’équilibre général walrasien – le « cœur » de l’économie orthodoxe avait démontré que les marches sont (presque) toujours très inefficaces. Turner illustre admirablement cette proposition en montrant que la libéralisation des flux de capitaux a généré un déséquilibre massif des comptes courants à l’échelle mondiale, forçant certains pays à s’endetter pour acheter la production des autres. Au niveau Européen, l’Allemagne illustre de manière caricaturale la manière dont un pays peut bénéficier de ce déséquilibre aux dépens de la quasi-totalité des autres membres de la zone euro.
[...]
La finance de marches ne serait pas celle que l’on connaît aujourd’hui sans l’évolution récente de nos sociétés tout entières. Aussi l’auteur examine-t-il comment nos sociétés dans leur ensemble ont pu en arriver là. Des sociétés dont l’accumulation de richesses a servi de combustible a l’expansion de la sphère financière. À tel point qu’aujourd’hui le crédit bancaire, destiné en principe à servir à financer de nouveaux capitaux (bon crédit), sert principalement a l’achat de biens fonciers déjà existants (mauvais crédit). À l’origine de cette déviance, selon Turner, une tendance naturelle des banques à favoriser la sécurité du foncier au détriment du financement d’actifs productifs. La hausse continue des biens immobiliers des grandes villes comme Londres ou Paris permet aux banques de prêter toujours plus d’argent aux individus pour le financement d’un même bien. En d’autres termes, la métropolisation de nos géographies – jointe à la relégation des classes pauvres et moyennes dans les banlieues – et l’instabilité macroéconomique sont deux aspects d’une même réalité : nous sommes « accros » à la (mauvaise) dette. C’est ce phénomène qui explique l’essentiel de la dérive des inégalités de patrimoine que l’on observe dans un certain nombre de pays de l’OCDE depuis trois décennies. Il préside au mécanisme central à l’œuvre dans l’analyse d’Adair Turner. Dans nos économies, estime-t-il, « la capacité illimitée du système bancaire à créer du crédit, de la monnaie et du pouvoir d’achat est uniquement contrainte par l’offre inélastique d’actifs fonciers spécifiques ». Pour l’auteur en effet, c’est l’interaction entre ces deux éléments qui est au cœur de l’instabilité macroéconomique. Ce qu’il écrit au sujet de l’immobilier vaut d’ailleurs, a mon sens, tout autant pour les actions financières. Depuis l’effondrement de la bulle Internet en 2001, le marché mondial des introductions en Bourse est resté essentiellement atone, à de très rares exceptions près. De sorte que le stock d’actions émises reste à peu près constant. Les tombereaux de liquidités émis par les banques centrales depuis la fin des années 1990 ont alors permis a ceux qui bénéficièrent de cette manne de spéculer sur les actions de la même manière qu’ils ont spéculé sur les centres-villes bourgeois des grandes capitales occidentales.
[...]
Au-delà du foncier, d’autres facteurs poussent a la création excessive de (mauvais) crédits selon Turner. Les inégalités favorisent le crédit, car la tendance naturelle des plus riches à épargner une plus grande proportion de leur revenu génère des tensions déflationnistes. Celles-ci contraignent les plus pauvres à contracter des crédits pour pouvoir garder leur niveau de consommation constant. C’est ici que l’auteur opère un lien fondamental entre l’accroissement des inégalités et la dynamique de la dette privée. Plus il y a d’inégalités, plus les pauvres (qui le peuvent) auront tendance à s’endetter. On pourrait du reste remarquer que cette dynamique perverse à tendance à s’auto-entretenir, car l’endettement des pauvres les contraint à consacrer une part grandissante de leur revenu au service de la dette, lequel gonflera les profits des banques, donc les dividendes de leurs actionnaires. Autrement dit, l’endettement des pauvres et des classes moyennes induit des profits supplémentaires pour les riches. Jusqu’au moment où, comme en 2007, les pauvres ne peuvent pas non plus rembourser leurs dettes et voient leurs biens saisis. Leur propriété est alors transférée au secteur bancaire, donc a ses « propriétaires ». L’endettement siphonne les revenus des pauvres pour les redistribuer aux plus riches, et le défaut de paiement achève de siphonner le peu de capital dont disposent les premiers pour le transférer aux seconds. Dans le cas d’un pays « zombie », comme la Grèce, le transfert prend la forme de privatisations, comme celle du port du Pirée, vendu pour une bouchée de pain, ainsi que celles d’iles entières dans la Méditerranée, d’aéroports grecs, etc.
[...]
L’auteur explique qu’au regard de la quasi-stagnation enregistrée par l’Europe depuis 2009 et compte tenu de l’accroissement phénoménal de dette (privée et publique) auquel nous recommençons d’assister dans de trop nombreux pays, le financement direct des déficits publics par voie de création monétaire est inévitable. C’est précisément ce Rubicon que les traites Européens interdisent à la Banque centrale Européenne de franchir. Pourquoi ? Parce que la zone euro est construite sur le dogme invraisemblable selon lequel, lorsque les banques privées créent de la monnaie pour maximiser leur profit, elles servent l’intérêt général, tandis que lorsque la Banque centrale crée de la monnaie pour un État, elle se compromet nécessairement dans les basses œuvres de la politique électoraliste. Dogme d’autant plus étonnant que les vingt-cinq dernières années nous ont tous édifiés sur la capacité du secteur bancaire prive a faire bon usage de son droit de battre monnaie, et que les dirigeants des banques, en France en tout cas, sont tous issus de la haute fonction publique. Lorsque ces fonctionnaires travaillent pour l’État, ils seraient notoirement incompétents, tandis que, des que leurs salaires sont multiplies par plus de cent a l’issue d’une pantoufle dans le privé, ils deviennent soudainement des experts.

Mireille Martini qui a encadré la traduction française, a résumé le livre début 2016.




Concilier intérêts économiques et transition énergétique

Comment concilier les intérêts économiques et les exigences de la transition énergétique ? source de la question (à la 55ème minute)
 
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