Revue de Juillet

  1. Les marges d’aujourd’hui sont-elles les emplois industriels de demain ? | Le reste du monde
  2. Inégalités et déséquilibres globaux : reconsidérer de vieilles idées pour traiter de nouveaux problèmes de Gaffard et Vona - OFCE
  3. Travailler moins pour gagner plus - L'espoir, site de réflexion économique et politique
  4. Une société de fous ? - Le bondosage
  5. Comment la France peut-elle se sortir de son bourbier ? - Le bondosage
  6. The Oil Drum Demise - George Mobus Question Everything
  7. MENA - A Model of the Future ? - Question Everything
  8. Labor's Declining Share Is an International Problem - NYTimes
  9. Could Artificial Intelligence Create an Unemployment Crisis ? | July 2013 | Communications of the ACM
  10. James K. Galbraith: How to Stop the Path of Economic and Social Destruction | Alternet
    • “Et si la mondialisation était l’alibi qui permet d’exiger tout et n’importe quoi?
      Voici que Monsieur Gattaz réclame 100 milliards d’euros d’allègement de cotisations sociales, sur 5 ans, pour aligner la compétitivité de nos entreprises, dit-il,  sur celle de leurs homologues allemandes.
    • Les deux tiers du recul des effectifs industriels ont eu lieu entre 1980 et 2000, alors que les marges des entreprises étaient confortables et que le solde commercial était de plus en plus excédentaire. Ainsi, au cours des années quatre-vingts, l’industrie perd 1,4 millions d’emplois alors que le taux de marge progresse d’un tiers (33% de la valeur ajoutée brute en 1989) et le solde commercial, en moyenne, affiche un excédent de 4,7 milliards d’euros.
      A la lueur des données de l’Insee, on est en droit de poser quelques questions simples: quelle a été l’affectation productive des marges engrangées il y a plus de 10 ans? Pourquoi n’ont-elles pas permis plus d’innovations? Qu’est ce qui nous assure que le démantèlement de la protection sociale sauverait des emplois?
      L’Insee propose plusieurs facteurs de désindustrialisation, tels le dynamisme des gains de productivité, la concurrence internationale, l’externalisation des emplois. Monsieur Gattaz n’en voit qu’une seule: la concurrence étrangère, incompatible, selon lui,  avec notre droit social.”

    • “Une quatrième solution est de recourir à une vieille idée de John Maynard Keynes sur les «stabilisateurs automatiques mondiaux». Dans le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale, Keynes a proposé une institution internationale, l’ «Union de compensation internationale» (ICU), pour résorber à la fois les excédents et les déficits commerciaux, considéré comme aussi inquiétants les uns que les autres (A. Bramucci 2012). En particulier, les excédents commerciaux persistants étaient considérés comme une source potentielle de pénurie à long terme de la demande mondiale. L’idée principale était de coordonner à travers l’ICU à la fois les réévaluations et l’expansion de la demande dans les pays en excédent, et les dévaluations et le contrôle des mouvements de capitaux dans les pays en déficit.
    • La combinaison d’une règle globale pour l’ajustement des salaires avec des sanctions de l’OMC peut constituer une façon plus intelligente et fiable de relancer la demande mondiale. La première partie de la proposition consisterait à lier la croissance des salaires réels non seulement à la croissance de la productivité, tel que proposé par A. Watt (2011), mais aussi à l’excédent commercial. Conditionnée au niveau de développement du pays (de sorte que les ajustements règlementaires doivent tenir compte du niveau initial du PIB par habitant, évidemment ajusté pour les PPP), cette proposition signifierait que les pays qui connaissent des croissances à moyen terme à la fois de la productivité et de l’excédent commercial devraient augmenter les salaires réels. Sinon, d’autres pays pourraient augmenter les tarifs sur les produits exportés par les pays qui ne respectent pas la règle. La capacité effective de mettre en œuvre cette règle peut être renforcée en donnant aux organisations syndicales, globales ou locales, et aux ONG le pouvoir de contrôler les situations spécifiques où la règle n’est pas respectée, c’est à dire la zone spéciale axée sur l’exportation en Chine, où les normes du travail sont particulièrement faibles. Dans le cas des déficits commerciaux, le pays pourrait être invité à suivre une modération des salaires réels et à mettre sous contrôle le déficit public. Dans un tel contexte, ces politiques restrictives pourraient avoir des effets néfastes limités sur la croissance en raison de l’augmentation de la demande extérieure qui fait suite à la hausse des salaires dans les pays exportateurs nets. La proposition aurait aussi un effet positif en réduisant le niveau global des inégalités fonctionnelles dans le monde entier, et en restaurant une répartition plus équilibrée entre salaires et profits.”
Au moment de conclure son livre « L’Age des extrême » sur l’Histoire du Court vingtième siècle, Eric Hobsbawm s’interroge sur l’hypothèse selon laquelle la poursuite des tendances actuelles pourrait générer une situation future où la population serait composée d’un tiers d’actifs et de deux tiers d’inactifs. L’auteur insiste alors sur l’importance de la survie de l’Etat-Nation face aux attaques inévitables des néolibéraux.
L’émergence d’une telle répartition de la société se baserait sur la conjonction de deux forces majeures. La première consiste en un phénomène de délocalisation des activités industrielles vers les pays à bas salaire. La seconde revient au remplacement des travailleurs peu qualifiés par des systèmes de mécanisation. Dans les deux cas, les sociétés occidentales détruisent massivement des emplois qu’elles ne sont pas en mesure de compenser. En conséquence, nous assistons à une explosion du chômage.
La société actuelle est pétrie de l'idée de raison, de science, et d'avancées techniques. Elle est persuadée d'être gouvernée par la raison et la sagesse de la science et de la pensée rationnelle. C'est ainsi que la plupart de nos concitoyens imaginent leur société et leur propre comportement. Notre régime politique lui-même, la démocratie se prévalant de l'idée de raison et de choix fondé sur la confrontation rationnelle d'argument et de preuves.  Nous allons dans l'espace, nous utilisons des ordinateurs. Notre environnement toujours plus technique donne ainsi à penser qu'effectivement la raison a triomphé et l'irrationnel a disparu. Et pourtant l'on voit se multiplier un peu partout en occident des mouvements et des comportements bien loin de l'image de l'homme rationnel que les penseurs des lumières ont vue pour l'avenir de l'humanité.
    • Le déficit commercial français n'a cessé de se creuser depuis 2003, c'est à dire lorsque l'euro  est passé au-dessus de 1,1 dollar. On remarque rapidement en regardant les graphiques que la croissance forte de l'ère Jospin était le fruit d'une forte dévaluation qui avait momentanément  accompagné l'unification monétaire. C'est que d'un coup nous avions abandonné la politique du franc fort. Cela donna un coup d'accélérateur à l'investissement. Cette période 1999-2001 permit une  croissance forte et un recul réel du chômage. Preuve de la puissance de la monnaie, car rien dans les politiques d'alors n'était réellement plus à la hauteur des enjeux macro-économiques que ceux  d'aujourd'hui.
    • La conséquence de ce déficit commercial est la création d'une dette extérieure, dette qui n'existait pas pour ainsi dire, il y a seulement dix ans.
    • C'est cette dette et non la dette publique dont on nous bassine les oreilles sans arrêt qui représente le vrai danger pour notre pays. Cette dette est le résultat concret d'une décennie de  déficit extérieur continue. De fait, l'économie française singe l'économie US et britannique sans avoir ni le dollar ni la City pour compenser les effets macro-économiques d'une économie de  rente.
    • Plaçons d'abord un axiome au préalable à mes futures élucubrations. Le but de l'économie d'un pays n'est pas d'exporter, ou de commercer. Ce n'est pas non plus d'avoir de la croissance à tout  prix, ou d'être la première puissance du monde. Le but premier de l'économie pour moi c'est de garantir aux individus qui peuplent un pays leur propre capacité à se reproduire et à prospérer.  Quand je parle de reproduire, c'est non seulement au sens démographique ,ce qui implique de pouvoir subvenir aux besoins d'une famille, mais également au sens éducatif et culturel. Une société  qui décroit, qui voit sa population s'appauvrir, se rétrécir, et être incapable de faire aujourd'hui ce qu'elle faisait hier est une société en décadence. Il faut mettre en place ce que j'avais  appelé un développement autoreproductible, c'est-à-dire une économie dont la prospérité instantanée ne se fait pas au détriment de la prospérité à long terme. Cela va bien plus loin que le  développement durable puisque cela inclut également la question du renouvellement des générations sur le plan démographique, éducatif, ainsi que la question des savoir-faire industriels et  techniques.
    • My chief interest was and continues to be net energy available to do economic work (useful or not). It is net energy, especially net energy per capita, that is the governing factor in economic health. In my opinion, it has turned out that focus on peak oil has been a distraction from the core of understanding what is ailing the world.
    • Peak oil is only a secondary phenomenon, not the real cause of economic problems. The real problem is the energy cost that we are paying to eke out these last accessible drops of fossil fuels (and this goes for coal as well). The net energy (gross energy, such as barrel equivalents of oil, minus the energy costs) is in decline because the work needed to get the hard stuff out is starting to exceed the benefits. The peak oil phenomenon clearly exacerbates the problem. With the global population continuing to increase and the UN's Millennial Goals creating an increasing demand for stuff (produced by energy) the net energy per capita is THE single most important energy problem in front of us.
    • politics ultimately come down to who controls the resources. The irony in Egypt is that they really haven't got much in the way of resources. They cannot sustain a program of development because they have nothing to develop and nothing to drive such development (e.g. net energy). So Morsi is actually incapable of delivering any of the demands that the people are voicing. What is more important to the people of Egypt than whether their governance is based on Islamic doctrine or not is that they need to eat. They need to have shelter and some income. And there is no regime that can deliver that. Even if Morsi capitulates and a new government is installed, or perhaps more likely, the military takes over again, the needs of the Egyptian people will never be met.
    • The unrest is not about democracy.
    • Democracy did not produce food on the table and shiny new cars. The fact that communism failed to do so is not a proof that it did. Growing net energy per capita did that. It is easy to support something that looks like democracy and free markets when you have oil gushing out of the ground.
    • We are observing a model for collapse unfolding as country after country depletes whatever resources they had. The entire North African, Middle East, all the way to Afghanistan and Pakistan, are facing the exact same forces. Political unrest derives from physical stress.
    • The US's and Europe's problems appear to be financial because these countries were part of the industrialization growth of the 19th and 20th centuries where rapid developments of fossil fuels mirrored that going on in the US.
    • But as the net energy per capita available from fossil fuels started first to decelerate in growth and then, around the 1970s peak, the reliance on debt to finance production took over. During the period of rapid growth in industrialization we observed that wherever one was in time one could reasonably expect that even more wealth would be produced in the future, enough extra to pay back the principal along with interest (rents paid for using the capital). So borrowing against the future made sense. What nobody paid attention to is the fact that this experience of growth was based on increasing net energy flows and that the majority of that net energy came from fossil fuels, particularly oil. Also what everybody lacked was an understanding of the fact that the extraction and processing of fossil fuels would become increasingly expensive (in terms of usable energy required). Nor did most pay attention to the well understood and predicted peaking in gross production due to depletion of finite resources. The latter has accentuated the problem with declining net energy per capita.
    • The western nations are stagnant or in deep recession with unacceptable (by earlier standards) unemployment rates. The blame is being put on financial institutions, corporations, governing bodies, all of the usual suspects have been lined up. I suppose this is a failure of imagination to think there might actually be a deeper and more dangerous cause. Ignorance must play a major role as well.
    • The underlying cause in the west as well in MENA states is fundamentally the same. We are running out of net energy per capita at an alarming rate.
    • the declining share of national income going to labor in the form of wages and benefits and the rising share going to capital income like dividends. Before talking about solutions to this problem, it’s important to understand that this is a worldwide phenomenon not confined to the United States. This fact is documented in recent studies.
    • The latest Economic Report of the President (see Pages 60-61) discusses this phenomenon and suggests that it results from changes in technology, increasing globalization, changes in market structure and the decline of labor unions.
    • More importantly, the report notes that labor’s falling share is even more pronounced in other developed countries. The reason this is important is that it allows us to avoid focusing too much on policies and factors unique to the United States. For example, labor’s share of income has fallen even in countries with much stronger protection for labor unions and greater unionization of the labor force.
    • in the O.E.C.D. report is that labor’s share has not fallen equally across industries or classes of workers. The share of income going to highly paid workers has increased in many cases, while that going to low-paid workers has fallen.
    • The report identifies the substitution of capital for labor in many industries as a cause of labor’s declining share. A shorthand term for this is “automation,”
    • It also includes the spread of technology, like computers and the Internet, that has increased the productivity of some workers
    • average labor productivity in a cross-section of countries has increased twice as much as wages.
    • Because of low interest rates and low taxes on investment, companies have been encouraged to substitute technology, machinery and equipment for labor, which explains about half the decline in labor’s share of income, according to their estimate.
    • As Professor Neiman put it in an e-mail to me,
      Rising real interest rates, higher prices of investment goods, higher depreciation rates, or even increases in corporate tax rates would (everything else equal) push labor’s share upward as they all generate increases in the cost of capital.
      This is important because many economists routinely assert that more capital investment is critical to increase productivity, which, in turn, will automatically lead to higher wages. While this is undoubtedly true up to a point, we may have passed the point where it is still true in economically advanced countries such as the United States.
    • one can no longer say, as a truism, that more investment is per se a good thing for workers.
    • I think there are good reasons to be concerned that advances in artificial intelligence and robotics are rapidly pushing us toward an inflection point where the historical correlation between technological progress and broad-based prosperity is likely to break down—unless our economic system is adapted to the new reality.
    • In the past, disruptive innovations have tended to be relatively specialized and to impact on a sector-by-sector basis. Workers have responded by moving from routine jobs in one area to routine jobs in another.
    • Today's information technology, in contrast, has far more broad-based implications: it is transforming and disrupting every sector of the economy. For the first time in history, computers and machines are increasingly taking on intellectual tasks that were once the exclusive province on the human brain. Information technology will continue to accelerate, and it is certain to be tightly integrated into any new industries that arise in the future.
    • Many things could be done under current treaty framework. What are those things?
      1. First of all, mutualize the debts and reduce the burden so that we are not working under the pretense that debts that cannot be paid will be paid. They won’t be paid. If the burden of those debts is reduced and they are effectively made the common responsibility of the European community, then they become manageable. Without that, the losses are there in any event.
      2. Second part, restructuring the banks. We have to recognize that the model of growth that relied principally on the financial system to generate credit is gone, and it’s not coming back. Having large banking institutions that persist unchanged — what is the point? What purpose do they serve? What social function justifies their charters? If we have a smaller financial sector, then we have a larger employment sector. If the profits are not being drained to the big bankers, they can go to the small businesses. Why is that not a reasonable policy change both in the U.S. and Europe?
      3. Third point, release funding for investment and jobs. The mechanisms have been outlined very effectively: Using existing institutions to begin a process of reconstruction and reemployment. Institutions at the continental level can do things that institutions at the national level cannot do.
      4. And then there is a fourth point, which, to my mind, becomes increasingly pressing at time goes on. It’s a point which really speaks to the question of whether Europe means anything, as it would speak to the question of whether America means anything. If fact, it did speak to the question of whether America meant anything in the 1930s, when we also faced a crisis that threatened national economic and political existence. Let us recognize that our most pressing task is not to restore economic growth. It’s not to bring us back to some past level of prosperity. We’re very far beyond that. We are facing the threat of dissolution of great nations and social communities. It is an urgent matter to prevent that from happening.




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