Revue de web semaine du 10 au 17 janvier 2010

Crise : une "énorme catastrophe" se prépare, selon Simon Johnson ex économiste en chef du FMI
N'attendons pas le 2e round de la crise financière | Weinstein Forcast Invest 

Crise financière : comment éviter l'explosion ? par Pierre Larrouturou - LeMonde.fr
Informations financières: Croissance ou décroissance: une troisième voie existe-t-elle?
Extraits:
Crise : une "énorme catastrophe" se prépare, selon Simon Johnson ex économiste en chef du FMI
http://www.lesmotsontunsens.com/crise-une-enorme-catastrophe-se-prepare-selon-simon-johnson-ex-fmi-6722





  • "Nous sommes au tout début de la crise"



















  • L'ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) Simon Johnson n'y va pas par quatre chemins...



















  • Le système financier américain repose entièrement sur la croyance que l'Etat lui sauvera indéfiniment la mise. Les grosses banques ("too big to fail") se sentant à l'abri d'une faillite, elles se remettent à prendre des risques insensés qui déboucheront tôt ou tard sur une nouvelle crise financière.



















  • Morceaux choisis
    "Notre système financier est entièrement basé sur la dénégation de la morale. Des choses folles peuvent désormais arriver". "Nous sommes en train de créer les conditions d'une énorme catastrophe [...] La crise en est à son tout début". "La sagesse financière traditionnelle dit que deux crises financières majeures ne peuvent se succéder. Je pense que nous allons voir le contraire se produire, nous verrons bien jusqu'à quel point cette supposition est vraie. Les 12 prochains mois pourraient être passionnants. Les gens pourraient être très positifs, pendant qu'une énorme catastrophe se prépare".



















  • "le total des actifs des six plus grosses banques des Etats-Unis dépasse maintenant les 60% du PIB. Elles ont encore grossi pendant la crise. Tous les gros sont là, à prendre des risques, comme vous ou moi le ferions si nous nous sentions intouchables, comme si nous avions un pass d'immunité totale".



















  • le très sérieux Comité de stabilité financière (FSB) s'est réuni samedi soir au sein de la Banque des règlements internationaux (BRI) - La banque des banques centrales.



















  • Et ce qui en est sorti



















  • 1/ les positions bancaires actuelles sont très risquées. 2/ l'économie mondiale est maintenue sous perfusion d'aides publiques et le risque d'un écroulement global existe encore. 3/ malgré cela, les besoins de refinancement des institutions financières et des entreprises sont "impressionnants" et devront impérativement intervenir dans les trois prochaines années. 4/ l'endettement considérable des Etats se traduira sans aucun doute par une augmentation du risque souverain sur le marché...











N'attendons pas le 2e round de la crise financière | Weinstein Forcast Invest
http://weinstein-forcastinvest.net/n%e2%80%99attendons-pas-le-2e-round-de-la-crise-financiere










  • Si Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants du G8 se gargarisent encore d’avoir moralisé le capitalisme et évité la chute du système, ils risquent encore d’avoir quelques sueurs froides. Selon les dernières statistiques financières, les banques s’adonnent avec entrain aux mêmes spéculations qu’avant (le premier round de) la crise financière.



















  • A commencer par les produits dérivés, ces titres totalement virtuels permettant de parier sur les tendances futures avec des effets de leviers énormes. Les secteurs les plus prisés par les « investisseurs » ? Les matières premières et les monnaies.



















  • les banques américaines ont joué sur 204 000 milliards de dollars de produits dérivés au troisième trimestre de 2009. C’est 14 fois le PIB américain et surtout 34% de plus qu’avant la crise de l’été 2007. Evidemment, les « too big to fail » de Wall Street (JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et Wells Fargo), dont la position dominante a été renforcée par les plans de renflouement Bush-Obama, représentent 97% de ces volumes ! Preuve qu’ils sont encore plus gros qu’avant leur faillite.



















  • Si certains se défendent que ces valeurs ne sont que des montants nominaux, jetons un œil sur l’exposition officielle de ces banques (ce qu’elles avouent comme « risque » dans leurs bilans) : 484 milliards de dollars au 3e trimestre 2009 contre seulement 199 milliards en juin 2007 ! +150% d’exposition au risque pour un montant 5 fois supérieur à leurs capitaux propres.



















  • C’est pour cela que la BRI a réuni ce week-end à Bâle les principaux banquiers centraux et privés, afin de discuter des « excès de risque », ou en d’autres termes : « Comment éviter un effondrement inévitable. »



















  • Même le Financial Times, porte-voix de la City de Londres, s’alarme de cette nouvelle folie spéculative semblable à celle qui avait mené le système à la faillite.



















  • « On a rarement vu les marchés revenir aussi promptement sur les lieux du crime (…) Pétrole et métaux, monnaies des pays exportateurs de matières premières et marchés émergents (…) [les investisseurs] se ruent là où les bulles explosaient il y a encore un an.



















  • le retour de l’optimisme en Occident a conduit les investisseurs à faire exactement les mêmes paris qu’avant la crise. »



















  • En France, les banques sont en si bonne santé que la Société Générale, après avoir déprécié ses actifs de 12,5 milliards d’euros, vient d’annoncer la création d’une structure de « cantonnement » (comprendre fosse à purin) pour y déverser 38 milliards d’euros d’actifs toxiques.[ndr:Si les 38 deviennent poussière ce n'est pas la SocGen qui en subira les conséquences mais la nouvelle société crée pour abriter ses actifs toxiques. MAGIQUE!]



















  • N’attendons pas le 2e round de la crise financière, qui se soldera par un KO, pour mettre le système en banqueroute organisée et établir un système de crédit à taux de change fixes entre les monnaies souveraines de chaque nation. C’est une question de survie immédiate, car cette fois-ci, il n’y aura plus d’argent pour les banques et les Etats aussi feront faillite.

    Source S&P









Crise financière : comment éviter l'explosion ? par Pierre Larrouturou - LeMonde.fr
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/13/crise-financiere-comment-eviter-l-explosion-par-pierre-larrouturou_1291024_3232.html










  • Peut-on soigner une gueule de bois avec un double whisky ? Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore ?



















  • Dans tous nos pays, beaucoup s'alarment aujourd'hui de la fuite en avant des finances publiques mais tous savent que, dans l'état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde.



















  • Que choisir ? Sombrer dans le gouffre de la récession (tout de suite) ou foncer dans le mur de la dette (dans quelques années) ?



















  • En quinze mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 2.000 milliards, soit 14 % du PIB américain. Pour éviter un effondrement complet de leur économie, les Etats-Unis ont "brulé" en quinze mois l'équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans.





















  • Quant à la Chine elle-même, c'est peu dire que son économie est instable : "88 % de la croissance vient de l'investissement. Jamais, dans aucun pays, on n'a vu une croissance aussi déséquilibrée" expliqueStephen RoachChef-économiste de Morgan Stanley.



















  • En un an, les banques chinoises ont distribué en crédits plus de 30 % du PIB. C'est du jamais vu. Dans aucun pays au monde







































  • "Le rétablissement chinois n'est ni stable, ni solide, ni équilibré" admettait le 10 septembre le Premier MinistreWen Jiabao.



















  • En novembre, la Société Générale a envoyé à ses clients les plus fortunés un argumentaire mettant en avant le risque d'un "global collapse", un effondrement global des marchés. Il n'y a que Nicolas Sarkozy qui ose encore dire publiquement que "tout laisse penser que la croissance revient"



















  • Le plan Paulson est une transfusion sanguine à un malade souffrant d'une hémorragie interne" affirmait Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, en octobre 2008.



















  • Pour éviter l'explosion, pour éviter le global collapse, il est fondamental de comprendre où est l'hémorragie interne dont parle Stiglitz : pourquoi, dans tous nos pays, l'économie tombe-t-elle en récession si on cesse d'augmenter la dette ?



















  • C'est en observant l'évolution de la dette aux Etats-Unis sur les 50 dernières années qu'on comprend les causes profondes de cette addiction. Jusqu'en 1981, le ratio dette/PIB était parfaitement stable. L'économie n'avait pas besoin de dette pour croître régulièrement. Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. Ce"compromis fordiste" a permis aux Etats-Unis de connaître 30 ans de stabilité. Sans dette.







































  • Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui diminue les recettes fiscales et augmente la dette publique. La dette augmente surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la baisse de la part des salaires dans le PIB. C'est à partir de là que des millions d'Américains commencent à s'endetter pour maintenir leur niveau de vie.
    Les Etats-Unis ne sont pas une exception : dans l'ensemble des 15 pays les plus riches de l'OCDE, la part des salaires représentait 67 % du PIB en 1982. Elle ne représente plus que 57 %.



















  • Comment expliquer la baisse de la part des salaires ? Dans tous nos pays, la peur du chômage a fortement déséquilibré la négociation sur les salaires : "Si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs." Avant même qu'éclate la crise des subprimes, il y avait au Japon 32 % d'emplois précaires; il y avait en Allemagne 4 millions de chômeurs et 6 millions de petits boulots. Avant même qu'éclate la crise, alors que les Etats-Unis étaient officiellement en situation de plein-emploi, il y avait en réalité tellement de bad jobs à 10 ou 15 heures par semaine que la durée moyenne du travail -sans compter les chômeurs- était tombée à 33,7 heures (Source Economic Report of the President 2007).



















  • Dans ce contexte de chômage et de précarité de masse, quel salarié peut négocier une augmentation de salaire ? Qui peut refuser un surcroit de travail ? Qui peut "donner sa démission" en espérant trouver assez vite un autre emploi ? La peur du chômage est dans toutes les têtes. Cette peur a profondément déséquilibré la négociation et la part des salaires est tombée à un plus bas historique. Pendant des années, le système n'a fonctionné que parce qu'on distribuait par la dette le pouvoir d'achat qu'on ne donnait pas en salaire mais la fuite en avant a des limites…
    " Si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs " Les racines de la crise financière, c'est 30 ans de chômage et de précarité. C'est à cause du chômage de masse que la part des salaires a tant diminué. C'est à cause du chômage que nos économies ont tant besoin de dette. Le chômage n'est pas seulement une des conséquences de la crise. Il en est l'une des causes premières. Pour éviter l'explosion, pour stopper "l'hémorragie", il faut donc s'attaquer frontalement au chômage. C'est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négociation sur les salaires qu'on sortira de la crise.











    • séduisant mais les bouts sont vite collés ensemble bien des économistes ne serait pas d'accord avec lui a voir




























  • le Danemark et les Pays-Bas ont montré qu'on pouvait, au niveau d'un pays, construire un nouveau contrat social et diviser par deux le chômage.










Informations financières: Croissance ou décroissance: une troisième voie existe-t-elle?
http://finance-infos.blogspot.com/2009/12/croissance-ou-decroissance-une.html










  • Croissance ou décroissance: une troisième voie existe-t-elle?



















  • «Nous sommes proches d’une catastrophe imminente.» Ce discours alarmiste, bien qu’il ait des fondements scientifiques, agace et commence sans doute à sécréter son propre antidote.



















  • Le mouvement écologiste progresse



















  • ont en tête une remise en question de la notion même de progrès et avant tout de la croissance.



















  • Si la Chine et l’Inde entrent de plain-pied dans la frénésie de la consommation et font un usage proportionnel des ressources naturelles, la logique de croissance deviendra intenable. L’humanité revient brutalement à la case de départ.



















  • La croissance quasi continue n’a-t-elle pas élevé le niveau de vie et de sécurité des anciennes sociétés agraires occidentales à des niveaux jamais atteints? Or, l’impasse écologique et le pillage des ressources pourraient nous replonger dans une ère de rareté et de conflits pour les ressources. La croissance magique à laquelle rêvent les milliards d’Indiens, de Chinois, de Brésiliens, demain sans doute les Africains, serait donc un mirage, une voie sans issue.



















  • Imposer la décroissance? Les économistes sont, dans leur grande majorité, sceptiques.



















  • Entre 1970 et aujourd’hui, le salaire médian des Français a doublé – sans que les écarts entre les déciles extrêmes aient diminué, ils ont même augmenté. Mais peu importe: aucune révolution sociale n’aurait pu faire cela, comme disait Schumpeter à l’adresse des marxistes.



















  • Par ailleurs, comment imposer aux nouveaux pays émergents un changement de perspective à laquelle ils travaillent dur, eux qui sortent tout juste d’une ère agraire et malthusienne? Le bras de fer politique qui s’est déroulé à Copenhague montre à quel point c’est devenu illusoire. Les pays en développement n’abandonneront jamais la croissance sur l’autel de l’urgence écologique; leur stabilité sociale et économique n’y résisterait pas.


















  • Une décroissance solitaire des pays riches ne modifierait en rien la donne écologique. Car, si les pays riches portent une part prépondérante des responsabilités dans la mise en danger des écosystèmes, c’est bien l’impact à venir des pays en voie de développement qui les inquiète



















  • Comment réconcilier deux postulats antinomiques? Beaucoup d’écologistes ne croient pas à la croissance verte.










    • [ndc: croissance verte= developpement durable = oxymore]




























  • C’est un peu comme l’efficacité énergétique. C’est bien, mais que se passe-t-il si la croissance globale se poursuit tout de même; on peut être plus efficace mais, au final, consommer plus! [ndc voir Paradoxe de Jevons]



















  • L’écologie industrielle apporte peut-être la meilleure réponse. Cette discipline de recherche scientifique, née il y a une vingtaine d’années, départage les contraires. L’objectif à atteindre ce n’est pas tant la décroissance comme finalité mais la décroissance des flux de matières premières.



















  • Nous gaspillons, souillons et détruisons les ressources alors que les déchets peuvent être recyclés, servir de matière première à d’autres. L’objectif de l’écologie industrielle est de réconcilier l’activité économique et sociale avec la biosphère, Gaïa comme l’a pensé James Lovelock. Pour y parvenir, le progrès technologique est central, la gestion du territoire doit intégrer la rareté et la nécessité de sauvegarder les ressources. Concrètement, partout où cela est possible, on renonce à déplacer d’énormes quantités de matières. L’informatique, les réseaux intelligents permettent une dématérialisation des échanges économiques. La science et l’innovation sont en définitive les seules variables qui ouvrent la possibilité d’alléger le fardeau de la mobilité et la charge qui pèsent sur la planète. Comme l’affirme Amory Lovins, l’avenir est à la frugalité énergétique et à la décentralisation des solutions. A Copenhague, les négociations climatiques se sont concentrées sur les émissions de gaz à effet de serre, mais tout le monde comprend bien que la révolution à accomplir est beaucoup plus vaste si nous voulons éviter une crise écologique mondiale et conserver une forme de croissance qui autorise l’espoir d’un monde meilleur.









L'Autonomie... Le temps de l'insécurité créative est venu. - Le blog de Pierre Rabhi
http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post/2008/02/08/Le-temps-de-linsecurite-creative-est-venu
Des soldats américains partagent leur prise de conscience - vidéo
http://www.dailymotion.com/video/xbruag_hqdes-soldats-americains-partagent_webcam

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