Revue de Web semaine 45


Interviews

  • Meet the Renegades: Michael Hudson - Renegade Inc
    Economic professor and author, Michael Hudson, discuss the debt deflation, the economic curriculum, "the great moderation" and what is un-earned wealth. Michael sees the solutions about our economic problems in writing down the debt and keeping basic services in public sector.
  • Entretien exclusif de John Pilger avec Julian Assange, l’otage le plus célèbre
    "Le fondateur de WikiLeaks a accordé un entretien exclusif au journaliste australien John Pilger. RT publie cette conversation franche, revenant sur les fuites des emails d’Hillary Clinton, les accusations liant WikiLeaks à la Russie, la guerre en Libye et l’afflux de migrants de ce «bouchon de la bouteille de l’Afrique», sa vie recluse et la capacité de l’être humain à s’adapter à tout."

Demography


History


Marchés financiers

  • Patrimoine, l’impossible réduction des risques, nulle part ou se cacher – Bruno Bertez
    Le texte ci dessus est un texte disons publicitaire élaboré par Aberdeen asset management. Nous l’avons choisi parce qu’il est bon, clair et représentatif  de ce que vous entendrez chez les bons gérants professionnels. Si on les écoute, alors que les contre-performances sont généralisées, la solution est de diversifier ses portefeuilles. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils osent dire cela alors que la tendance lourde est  à la négation des bienfaits de la diversification, à la gestion passive, à la disparition de la sélectivité! Pour parler vulgairement, « tout marche ensemble ».Je soutiens exactement le contraire: il n’y a aucune place pour performer, aucune place pour se cacher, no place to hide. La diversification est un leurre.
  • La seule diversification face au risque, c’est … le cash. – Bruno Bertez
    Depuis la dérégulation des années 80, le système crée beaucoup de monnaie, beaucoup de crédit, beaucoup de « liabilities », les liabilities, ce sont des promesses sur l’avenir, des créances, des droits à retraites, des droits sur les cash flow des entreprises, des droits des assurés sociaux…, nous n’insistons pas, vous avez compris. Le but de la dérégulation était d’accélérer la croissance et de compenser la tendance à l’érosion des taux de profit, bref il s’agissait de « doper ». Doper en multipliant les traites en quelque sorte sur l’avenir. Vous connaissez l’adage: « dans le long terme nous serons tous morts ». Hélas le long terme du temps de Greenspan est devenu le présent d’aujourd’hui. Il faut préciser que les cours de Bourse sont une promesse, une promesse de cashs flows à venir, attribuables aux actionnaires. La masse des dettes des entreprises est elle aussi un droit sur leurs  cash flows futurs. Ce postulat est à la base de toute l’analyse financière.
  • Le subprime nouveau est arrivé – Bruno Bertez
    "Pour en venir à l’essentiel , mais le préambule était nécessaire, dans le cas présent , nous souhaitons insister sur la situation chinoise car elle est l’une de pierres angulaires de notre cadre analytique depuis la mi-2014, depuis l’ouverture de la phase de tentative de normalisation de la politique monétaire américaine, depuis que les marchés s’éveillent à la notion et au risque de reflux du dollar périphérique vers son Centre, les USA. Notre thèse est que, lors des QE, les capitaux se sont déversés sur le monde pour aller chercher la performance la plus élevée possible et que ce faisant ils ont inflaté les masses monétaires locales, le crédit local, les prix des actifs locaux, les prix des commodities, ils ont fait chuter les primes de risques. Bref, le déversement des capitaux US a inondé le monde. Cela a crée ce que nous avons appelé en son temps, le Reflation Trade, tout a lévité. Cela entraîné de nombreux emprunts faciles et bon marché en dollars, les Emergents et autres Corporate ont emprunté en dollars surabondants et utilisé ces dollars. Quand on emprunte un dollar, on doit un dollar. On doit rembourser et servir les intérêts en dollars, tout se passe comme si on était «short» en dollars, c’est le «dollar short». Et si le dollar menace de devenir plus cher en perspective de la normalisation US, vous avez tendance à anticiper et donc à vous couvrir en dollars. Vous le faites chaque fois que l’on parle de fermer le robinet d’où coulent les dollars, c’est à dire quand on parle d’abord du Taper, puis de la hausse des taux. Et si en même temps vous avez des craintes et des troubles géopolitiques, alors vous vous trouvez en concurrence, pour obtenir des dollars, avec ceux qui veulent des dollars pour se protéger contre les risques locaux ou globaux. La demande de dollars devient forte, gonflée par le reflux des QE, par les besoins du dollar «short», par les demandes de sécurité et encore par les demandes provoquées par le décalage conjoncturel positif en faveur des USA. La normalisation américaine ou sa simple perspective rend le dollar plus rare, plus coûteux dans les swaps, la liquidité globale se réduit et si les banques centrales nationales essaient de compenser par la création de crédit interne, alors cela produit une tendance à la baisse du change, ce qui est la mécanique en cours en ce moment avec baisse du yuan et de l’euro. Autant dire que normaliser la politique monétaire américaine c’est une entreprise risquée, pleine de périls. Tout le monde se trouve du même côté du bateau, c’est à dire court en dollars alors qu’il va devenir plus rare et plus cher/coûteux. La tendance boursière mondiale risque de se mettre en risk -off, le crédit de se tarir en raison du deleveraging provoqué par la hausse des Var, des Values at Risk, c’est à dire que les banques et les marchés vont fuir le risque, ce qui va nettement réduire la création de «dollars», par exemple chez des mégabanques qui sont déjà fragiles, comme la Deutsche Bank. Ce que l’on appelle, et que l’on ne connaît pas, c’est le refuge de notre ignorance, ce que l’on appelle la liquidité mondiale va avoir tendance à se contracter. Dans un système fragile et déséquilibré, c’est le risque suprême."
    • "Le maillon faible le plus évident du système, mais il y en beaucoup d’autres, c’est la Chine car l’ensemble de sa prospérité est fondée organiquement sur le laxisme américain; ce sont les déficits américains et la création monétaire/création de crédit américaine qui ont permis les performances exceptionnelles du pays. Ce ne sont pas les qualités propres de l’économie et de la gestion chinoise sur le long terme qui ont permis sa performance. La Chine n’a été forte que des erreurs et du laxisme de la gestion américaine; sur le moyen terme elle a été forte de la reflation US. Le monde entier est dépendant du centre. La croissance n’est pas équilibrée, elle est pyramidale, nous sommes dans un seul et même système, il n’y a jamais ni découplage, ni croissance autonome."
    • "Les points essentiels du consensus de Shanghai sont les suivants: reconnaissance de la nécessité de la concertation, reconnaissance du caractère central du dollar et du «dollar», reconnaissance du caractère central du prix du pétrole, nécessité de stabiliser le Yuan. On a donc stoppé la hausse du dollar, entrepris de faire remonter les prix du pétrole et fait en sorte que chacun se prépare, de son côté, par ses propres moyens à la future et nécessaire hausse des taux de la Fed. Ce qui fut fait et a provoqué un beau rally boursier en terme de cours et de niveau mais peu convaincant en terme de qualité et de volume."
  • A propos du resserrement des conditions financières et monétaires dans le monde – Bruno Bertez

Union Européenne


Relations internationales et géopolitique

  • Quel « nouvel » ordre mondial? par Jacques Sapir
    "La situation internationale est désormais marquée par un approfondissement et une accélération des tendances qui étaient perceptibles il y a déjà dix ans : la puissance américaine est de plus en plus contestée, on assiste à l’émergence de nouvelles institutions internationales et dans le même temps les anciennes institutions, soient héritées de la fin de la seconde guerre mondiale (comme le FMI et la Banque Mondiale) soit de la guerre froide (comme l’OTAN) se transforment. Mais ces tendances laissent en suspens la question de l’organisation globale de la scène internationale. Elles peuvent s’accommoder de résultats très différents, et les risques qui peuvent être associés à certains de ces résultats devraient nous inciter à prendre au sérieux la question de la construction d’un « nouvel ordre mondial » conçu non pas comme une organisation supranationale mais comme un cadre de coopération et de concertation entre les Etats."
  • Les Philippines, une victoire chinoise tactique - Mathieu Duchâtel
    "Sans effort apparent, comme si elle cueillait un fruit mûr, la Chine vient de remporter une victoire diplomatique retentissante en recevant la semaine dernière à Pékin Rodrigo Duterte, le président des Philippines. Après avoir multiplié les insultes à l’égard de son allié américain historique, il est monté en gamme sur le sol chinois, annonçant une « séparation » avec Washington avant de conclure : « Les Etats-Unis ont perdu. Je me suis réaligné dans votre courant idéologique. Et bientôt peut-être j’irai en Russie parler à Poutine et lui dire que désormais c’est nous trois contre le reste du monde, la Chine, les Philippines et la Russie »."
  • USA
  • Ils ont livré la France au Qatar ! Par Philippe Cohen et Marc Endeweld
    publié le 12/01/2013

Politiques Publiques


Économie, innovation

  • We don’t need no innovation | Alexandre Delaigue
    "Et si l'innovation était beaucoup moins importante qu'on ne le croit?"
  • The next digital economy: Why refusing to grow is better business | Douglas Rushkoff
    "This is an interview I did with myself about my book – trying to explain what matters about it, as briefly as possible. Q. Your title is provocative. Are you saying we should throw rocks at the Google Bus?"[...] "We finally have the choice whether to use technology to optimize humanity for the marketplace or use to technology to optimize the market for humanity."
    • "Amazon destroys the book market; Uber destroys the cab industry – not to create a marketplace but to establish a “platform monopoly” they can leverage into another vertical. The real product of these companies is their stock. The original idea – the platform or app or device – is really just a marketing tool for the stock. "
    • "The Deloitte Shift Index of 2011 showed corporate profit over growth has been declining for 75 years. That means companies are great at taking all the chips off the table but terrible at deploying assets. It’s a form of corporate obesity. They bankrupt their marketplaces, and end up holding n the money. That’s not good for business."
    • "Digital companies are essentially pieces of software that convert circulating currency into static capital – into share price."
    • "Promote flow over growth. We have to get off growth and start looking at how to optimize for the velocity of currency. More transactions. Instead of taking ten dollars off the table, think of how to make the same dollar ten times. If you’re focused on revenue instead of growth, consider delivering dividends to your shareholders instead of capital gains. Also look at bounded investing, like the US Steelworkers did with their retirement accounts: they invested in construction projects that hired steelworkers. They invested, and made the same money back."
    • "Q. Is there a role for government or policy?A. Mainly, reverse tax punishment for dividends vs. capital gains. Charge low tax on dividends and revenue; charge high tax on capital gains. This will lead shareholders to stop pushing for growth and start looking for sustainable revenues. "
  • In the future, we will all be rental serfs | Izabella Kaminska
    "Alternative title: When “smart” is a euphemism for vassal. "
    • "The technology which made the 20th century great did so because it empowered and liberated people, giving them greater autonomy over themselves, not less."
    • "what the techno-capitalists opted for was a world where we the public would never properly own anything ever again. Or more pertinently, even if we owned the hardware, we would never own the secret sauce which made the hardware work."
  • Comment les entreprises pourraient se passer de leurs salariés dans un avenir proche par Anthony Hussenot
    "la gig economy est en passe de s’attaquer aux emplois les plus qualifiés. Dans un avenir proche, les grandes entreprises pourraient se passer de la plupart de leurs salariés en confiant toutes les tâches, mêmes les plus stratégiques, à des travailleurs indépendants. C’est ce que l’on peut appeler l’ère du transfert."

Pouvoirs

  • l'An 2000 - Après la réalité virtuelle, les pilules magiques ? - Vincent Glad 25 octobre 2016
    "Le patron de Netflix imagine l'avenir du divertissement dans la drogue."
    • "La Silicon Valley, qui était une industrie de l’Internet, s’est transformé depuis quelques années en une industrie du futur, pour ne pas dire du rêve ou de la science-fiction. Avec les milliards amassés sur Internet, les patrons de la tech dessinent notre futur à partir de leur rêves."
  • Si Google vous ignore, votre projet est en péril – Framablog
    "traduction: Le risque de la recherche — Comment Google a bien failli faire disparaître ProtonMail par Andy Yen"
  • Éric Filiol : « Windows est pour nous une boite noire que connaît très bien la NSA ! » - Securiteoff
    Diffusée le 18 octobre sur France 2, l'émission Cash Investigation était intitulée « Marchés publics, le grand dérapage ». Parmi les sujets abordés, il y avait le contrat entre Microsoft et le Ministère de la Défense signé initialement en 2009 puis renouvelé en 2013. Le contrat (Windows) est passé de 82 millions à 120 millions d'euros… Au-delà de cette bonne affaire pour le géant américain, se pose la délicate question de l'espionnage du ministère de la Défense français par les États-Unis. Cette menace est d'autant plus inquiétante que l'émission a présenté une démonstration faite par l'ESIEA de Laval. Au-delà de cette bonne affaire pour le géant américain, se pose la délicate question de l'espionnage du ministère de la Défense français par les États-Unis. Cette menace est d'autant plus inquiétante que l'émission a présenté une démonstration faite par l'ESIEA de Laval. Éric Filiol, Directeur du Laboratoire Confiance Numérique et Sécurité de cette école d'ingénieurs, revient sur cette démonstration et apporte son point de vue d'expert.

Vie privée et surveillance

  • L’effrayant « fichier pour tous » que prépare le gouvernement Par Benoît Le Corre
    "En plein week-end de la Toussaint, le gouvernement a sorti de son chapeau un fichier regroupant les informations personnelles de 60 millions de Français. "
  • Pourquoi le nouveau méga-fichier du gouvernement va mal finir – Rubin Sfadj
    "Vendredi 28 octobre, le gouvernement a lancé, par décret, la constitution d'un fichier unique pour les passeports et cartes d'identité, répertoriant notamment, pour tous les citoyens français disposant d'au moins l'un des deux titres : nom, date et lieu de naissance, sexe, couleur des yeux, taille, domicile, photographie, empreintes digitales, adresse e-mail, ainsi que les noms, nationalités, dates et lieux de naissance des parents. Objectif annoncé : simplifier des formalités d'obtention et de renouvellement des titres d'identité. Voilà qui peut sembler louable. Mais, à y regarder de plus près, non seulement l'affaire est inquiétante pour les droits et libertés, mais elle pourrait bien déboucher sur un nouveau fiasco pour le gouvernement..."
  • Quand les assureurs auront accès au contenu de votre frigo | InternetActu.net
    "Admiral, l’un des plus grands assureurs du Royaume-Uni annonce vouloir utiliser les données des utilisateurs de Facebook pour personnaliser ses tarifs en matière d’assurance automobile, révélait récemment le Guardian."

Science

  • Why You Should Blame The Economics Discipline For Today's Problems By John T. Harvey
    "We are experiencing deep economic problems and it is the fault of the economics discipline. Their macro theories suck. But, there is no mechanism forcing it to alter its models when they don’t appear to work. This is so because economists basically write for each other in a language only they understand and their jobs depend on impressing a limited number of journal editors and referees, not correcting real-world problems. The academic inbreeding that has resulted has led to dysfunctional theories and, despite the fact that there were economists who accurately forecast the Financial Crisis, because their work is incompatible with what is published in “good” journals it has been all but ignored. Economics is broken and there is no internal incentive to fix it."
  • Science in crisis: from the sugar scam to Brexit, our faith in experts is fading par Andrea Saltelli
    "In this piece, Andrea Saltelli asks what’s behind the worldwide crisis in science."

Pénurie d’électricité : la grosse omission de France 2 sur la filière nucléaire

"Cette fois, c’est sûr, elle va révéler l’origine de la pénurie : la détection de défauts dans l’acier des cuves ou des générateurs de vapeur de dix-huit réacteurs, découverte à la suite de laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a contraint EDF à en arrêter certains. "


Opinions de Bruno Bertez


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