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Les dieux et les hommes, le prince et ses esclaves, l'état et la banque centrale 2/2

Première partie
 

Les intérêts de la dette :

Il y a corrélation entre montant de la dette et niveau des intérêts mais la dette nourrit l’épargne. Si la dette publique n’existait pas, l’épargne devrait alors se diriger vers des activités plus risquées comme l’investissement dans les entreprises, les PME.

Un état est rarement victime de ses assujettis, il peut recourir à la violence pour augmenter ses recettes, la dette publique est donc globalement et historiquement réputée bien plus sûr que les autres investissements. Le fait de passer par les marchés et non pas par l’autorité permet l’existence de la rente dont l’assurance-vie aujourd’hui est un bon exemple.

À la fin du XIXe siècle la rente était derrière la dette, à l’époque pour la bourgeoisie c’était une rente perpétuelle estimée à 3 points de PIB. Si à l’époque il n’y avait pas eu de déséquilibres des comptes publics il n’y aurait pas eu de bourgeoisie rentière. En ce sens la dette est intéressante. On pourrait supprimer le service de la dette mais alors on supprimerait aussi la rente et les épargnants ne seraient pas d’accord. Aujourd’hui le monde de la finance s’appuie sur les petits épargnants pour faire perdurer ce système. Si l’endettement est trop important l’état montre les dents et annule ses dettes. Pour le moment la finance empêche les états de mordre, jusqu’à quand ?

Les dieux et les hommes, le prince et ses esclaves, l'état et la banque centrale 1/2

Ce texte, en deux parties, est une tentative pour regrouper mes notes d’une conférence et d’une interview de Jean-Claude Werrebrouck (sauf les passages en rouge et deux citations) :
« économiste, ancien professeur à l’Université de Lille 2. D’abord spécialisé sur les questions de développement et d’économie pétrolière, il s’est distingué sur le problème de la nature de la rente pétrolière. Devenu directeur d’IUT il fut intégré à l’équipe fondatrice des Instituts universitaires professionnalisés (IUP). C’est dans ce cadre, en tant qu’acteur mais aussi observateur, qu’il s’est investi dans une réflexion originale sur le fonctionnement de l’État. Depuis quelques années, il utilise sa méthodologie de fonctionnement des États à la compréhension de la présente crise. Il y a consacré plus de 50 articles dans son blog : lacrisedesannees2010.com. »


Une histoire courte des pouvoirs : Les dieux et les hommes, le prince et ses esclaves, l’Etat et la banque centrale, la monnaie-dette

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