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Sur la création monétaire

Voici un court extrait d'un article de vulgarisation intitulé « La création monétaire dans l'économie moderne ». Il est rédigé par les économistes de la Banque d'Angleterre (la banque centrale anglaise c'est à dire la banque des banques qui ont leur siège social en Angleterre):

« L’immense majorité de la monnaie détenue par le public se  présente sous la forme de dépôts bancaires [la colonne crédit de nos comptes bancaires]. Mais on ne  comprend pas toujours bien d’où proviennent ces  derniers. Une idée fausse répandue est que les banques  agissent simplement comme des intermédiaires, en  prêtant l’argent des dépôts que les épargnants leur  confient. Dans cette optique, les dépôts seraient en  principe « créés » par les décisions d’épargne des  ménages, et les banques prêteraient ensuite ces dépôts  existant aux emprunteurs, par exemple à des sociétés qui  cherchent à financer des investissements ou à des  particuliers souhaitant acheter un bien immobilier.

En réalité, quand des ménages décident d’épargner davantage de monnaie sur des comptes bancaires, ces dépôts sont simplement créés aux dépens de versements qui, autrement, seraient allés à des sociétés en paiement  de biens et services. L’épargne ne constitue pas en elle- même une augmentation des dépôts ou des « fonds  disponibles » que les banques peuvent prêter. En effet,  voir les banques comme de simples intermédiaires  consiste à ignorer le fait qu’en réalité, dans l’économie  moderne, les banques commerciales sont les créateurs de  l’argent des dépôts. Cet article explique comment, plutôt  que de considérer que les banques prêtent l’argent des  dépôts placés chez eux, c’est le fait de prêter qui crée les dépôts, c’est-à-dire exactement l’inverse du mécanisme décrit dans les manuels d’économie traditionnels. »

Dit autrement, une banque ne prend pas l'argent sur le compte bancaire de Paul pour prêter à Jacques. Les banques créent de la nouvelle monnaie "à partir de rien" en accordant des prêts, dans un premier temps.

Les guerres commerciales sont des guerres de classes

Les guerres commerciales sont des guerres de classes

Extraits traduits de l’interview de M. Pettis et M. Klein par A. Tooze pour la parution de « Trade Wars are Class Wars ».

« Le nouveau livre de Michael Pettis et Matthew Klein, « Trade Wars Are Class Wars », commence par une épigraphe [1] de John A. Hobson : « La lutte pour les marchés, l’empressement des producteurs à vendre plus grand que celui des consommateurs à acheter, est le couronnement d’une fausse économie de distribution. L’impérialisme est le fruit de cette fausse économie » [2]. Pettis et Klein mettent à jour la thèse hobsonienne pour le XXIe siècle, en soutenant que, si les guerres commerciales sont souvent considérées comme le résultat d’un leadership atavique [3] ou des priorités économiques contrastées d’États nations distincts, elles sont mieux comprises comme les symptômes malins des inégalités domestiques qui nuisent aux travailleurs du monde entier.
Dans un compte rendu panoramique des changements survenus dans l’économie mondiale au cours des dernières décennies, Pettis et Klein détaillent l’évolution des maux économiques qui définissent l’économie politique internationale moderne. C’est une lecture essentielle et provocante qui a de larges implications pour la politique internationale, l’étude des inégalités et l’avenir du système monétaire mondial ».
 

La nature de la monnaie selon les institutionnalistes

André Orléan présente la vision institutionnaliste de la monnaie considérée comme un système de relations sociales qui structure et organise la société.

Revue de Web [46/47] Critique de la science économique et monnaie

Economics criticism

  • Why You Should Blame The Economics Discipline For Today's Problems By John T. Harvey

    "We are experiencing deep economic problems and it is the fault of the economics discipline. Their macro theories suck. But, there is no mechanism forcing it to alter its models when they don’t appear to work. This is so because economists basically write for each other in a language only they understand and their jobs depend on impressing a limited number of journal editors and referees, not correcting real-world problems. The academic inbreeding that has resulted has led to dysfunctional theories and, despite the fact that there were economists who accurately forecast the Financial Crisis, because their work is incompatible with what is published in “good” journals it has been all but ignored. Economics is broken and there is no internal incentive to fix it."
  • Rigged: How Mainstream Economics Failed Us All - The Minskys

    "Dean Baker’s latest book, “Rigged: How Globalization and the Rules of the Modern Economy Were Structured to Make the Rich Richer”"
  • Les économistes et la crise du néolibéralisme aux États-Unis – Grégory Salle

    "À propos de : Philip Mirowski, Never Let a Serious Crisis Go to Waste. How Neoliberalism Survived the Financial Meltdown, Londres/New York, Verso, 2013. Comment se fait-il que le néolibéralisme soit sorti indemne, et même renforcé, de la crise économico-financière ouverte en 2007-2008 ? Comment expliquer que la situation profite davantage aux discours et porte-parole de droite qu’à ceux de gauche ? Et secondairement, comment est-il possible que les économistes orthodoxes dominants n’aient pas été discrédités une bonne fois pour toutes, comme il aurait été raisonnable de s’y attendre, continuant même à faire autorité avec un aplomb insensé ? Telle est l’énigme qui motive ce livre dédié aux « néolibéraux de tous les partis », en reversement parodique de la dédicace hayekienne de la Route de la servitude, adressée aux « socialistes de tous les partis ». Philip Mirowski, connu entre autres pour un livre d’épistémologie économique de facture plus classique[1], n’est certes pas le premier à soulever le paradoxe (il cite — et critique — par exemple un livre de Colin Crouch éloquemment intitulé The Strange Non-Death of Neoliberalism). Mais il le fait avec une vigueur particulièrement incisive."
    • "Débutant par une énigme, l’ouvrage s’achève par sa résolution : tranchée, comme le reste du livre. Le récapitulatif final est présenté en six points, qu’on peut synthétiser ainsi :
    • (1) à titre individuel, un phénomène de dissonance cognitive qui fonctionne par définition par auto-alimentation ;
    • (2) à titre collectif, loin d’adopter une position défensive devant une crise qui en principe discréditait leurs vues, les économistes dominants ont au contraire redoublé d’efforts impérialistes dans le champ académique et plus largement intellectuel ;
    • (3) la prégnance d’un néolibéralisme en quelque sorte culturel qui, profondément ancré socialement, a fourni de premiers cadres de perception et de compréhension erronés au début de la crise avant même la contre-offensive précédemment mentionnée ;
    • (4) une « fabrique de l’ignorance à l’échelle industrielle » bien faite pour noyer le poisson, à coups de controverses stériles ou d’arguties semant la confusion et saturant l’espace public (il en va ainsi, explique l’auteur dans la dernière partie du livre, pour la crise économique comme pour la crise climatique, autre défi d’une vive actualité) ;
    • (5) une sorte d’OPA néolibérale sur les mouvements de protestation eux-mêmes, qui opère à la fois par le haut et par le bas et désamorce une opposition sociale structurée et réellement porteuse d’alternatives politiques ;
    • (6) enfin une stratégie de réponse à la crise opérant tous azimuts, du déni à court terme jusqu’aux efforts de transformation, cautionnés scientifiquement, de la logique même des rapports sociaux.
    • On peut contester cette thèse, mais le livre de P. Mirowski a au moins le grand mérite d’en soutenir une, et avec la plus grande clarté. Et l’on n’a ici présenté que des grandes lignes d’un livre assez épais (près de 400 pages), qui contient de nombreux développements à caractère épistémologique et/ou politique sur divers aspects allant du rôle de la prédiction en économie jusqu’à la"

Monnaie

  • L’énigme de la monnaie internationale - Michel Aglietta

    • "On croit savoir ce qu’est la monnaie internationale, mais on ne la rencontre jamais. On ne peut utiliser que des monnaies nationales dans les échanges internationaux. En effet, toute monnaie est investie d’une souveraineté. Au niveau national la monnaie est unifiée par la souveraineté déléguée à la banque centrale par le souverain politique. Cette délégation légitime la forme supérieure de liquidité dans cet espace. La seule exception est l’euro qui est institué par un traité international en tant que monnaie unique dans l’espace des pays qui l’ont approuvé. Ce statut est vraiment unique, puisque la Banque centrale Européenne est une puissance publique qui ne réfère à aucun souverain politique."
    • "Cependant le capitalisme ne respecte pas les frontières nationales. La logique du capitalisme est de se globaliser pour satisfaire sa finalité qui est l’expansion illimitée de la valeur exprimée en monnaie "
    • "L’intégration du monde en ce siècle ne sera pas celle du tout marché, mais celle des biens publics et des biens réseaux transnationaux et globaux dont la production requiert des investissements colossaux de long terme. L’impulsion et la garantie des puissances publiques sera prépondérante dans cette nouvelle révolution industrielle. Il en est ainsi pour la révolution environnementale, le partage des ressources naturelles, le développement intégré urbain rural, la transformation des transports"
  • La création monétaire expliquée par les économistes de la Banque Centrale d’Angleterre - Alain Grandjean

  • The penny drops – WSJ acknowledges UK government can never run out of money | Bill Mitchell

    "When a News Corp newspaper starts writing articles that reflect the insights provided by Modern Monetary Theory (MMT) you know that progress in the dissemination of those ideas is being made. Even if they don’t get things exactly right. The Dow Jones & Company (owned by News Corp) daily, the Wall Street Journal carried an article last week (October 31, 2016) – Message from the Gilt Market: U.K. Can Never Run Out of Pound – which leaves no room for doubt. The London-based journalist Jon Sindreu wrote that “Among facts that take a stubbornly long time to sink in, here’s one: Countries that borrow in their own currencies never have to default on their debt”."
    • "The main thesis entertained in the Wall Street Articles is as follows:
    • 1. The mainstream pundits thought the Brexit vote would see foreigners sell of British government bonds in large quantities. They didn’t. Exactly the opposite has happened.
    • 2. What has actually happened? The exchange rate depreciation has a meant that “British assets have become automatically cheaper to foreigners”. So the adjustment has come from the currency conversion rather than the asset price.
    • 3. Capital has not actually flowed out of Britain. All that has happened is that the pound has been “repriced”
    • 4. Why? Because Britain is a developed country with liquid financial markets that issues debt in its own currency. Unlike Greece or Spain, which could certainly run out of euros, the U.K. can always print more pounds (a core MMT proposition).
    • 5. The claims that the central bank is independent and therefore Britain is like Greece is false. The reality is that “the role of central banks has always been intimately tied to managing the government’s debt (a core MMT proposition).
    • 6. QE has meant that the Bank of England “now owns roughly a third of the £1.5 trillion gilt market”. No inflation or anything other bad things have happened as a result.
    • 7. “Even in the eurozone, the European Central bank has shown it has the power to end bond selloffs” – a point I regularly make. The government is in charge not the bond markets (a core MMT proposition).
    • 8. “Credit-rating agencies have warned for decades about Japan’s ever-growing debt pile, but its bonds continue to trade at record highs”. The credit-rating agencies are charlatans at best. They have no significant interest on the bond dynamics of currency-issuing governments such as Britain or Japan (a core MMT proposition).
    • 9. “sovereign bonds are as safe as cash” as long as the government issues its own currency and only issues bonds in that currency (a core MMT proposition). "

Les dieux et les hommes, le prince et ses esclaves, l'état et la banque centrale 2/2

Première partie
 

Les intérêts de la dette :

Il y a corrélation entre montant de la dette et niveau des intérêts mais la dette nourrit l’épargne. Si la dette publique n’existait pas, l’épargne devrait alors se diriger vers des activités plus risquées comme l’investissement dans les entreprises, les PME.

Un état est rarement victime de ses assujettis, il peut recourir à la violence pour augmenter ses recettes, la dette publique est donc globalement et historiquement réputée bien plus sûr que les autres investissements. Le fait de passer par les marchés et non pas par l’autorité permet l’existence de la rente dont l’assurance-vie aujourd’hui est un bon exemple.

À la fin du XIXe siècle la rente était derrière la dette, à l’époque pour la bourgeoisie c’était une rente perpétuelle estimée à 3 points de PIB. Si à l’époque il n’y avait pas eu de déséquilibres des comptes publics il n’y aurait pas eu de bourgeoisie rentière. En ce sens la dette est intéressante. On pourrait supprimer le service de la dette mais alors on supprimerait aussi la rente et les épargnants ne seraient pas d’accord. Aujourd’hui le monde de la finance s’appuie sur les petits épargnants pour faire perdurer ce système. Si l’endettement est trop important l’état montre les dents et annule ses dettes. Pour le moment la finance empêche les états de mordre, jusqu’à quand ?

Les dieux et les hommes, le prince et ses esclaves, l'état et la banque centrale 1/2

Ce texte, en deux parties, est une tentative pour regrouper mes notes d’une conférence et d’une interview de Jean-Claude Werrebrouck (sauf les passages en rouge et deux citations) :
« économiste, ancien professeur à l’Université de Lille 2. D’abord spécialisé sur les questions de développement et d’économie pétrolière, il s’est distingué sur le problème de la nature de la rente pétrolière. Devenu directeur d’IUT il fut intégré à l’équipe fondatrice des Instituts universitaires professionnalisés (IUP). C’est dans ce cadre, en tant qu’acteur mais aussi observateur, qu’il s’est investi dans une réflexion originale sur le fonctionnement de l’État. Depuis quelques années, il utilise sa méthodologie de fonctionnement des États à la compréhension de la présente crise. Il y a consacré plus de 50 articles dans son blog : lacrisedesannees2010.com. »


Une histoire courte des pouvoirs : Les dieux et les hommes, le prince et ses esclaves, l’Etat et la banque centrale, la monnaie-dette

Monnaie désirs et violence ou plutôt… - Alain Badiou | vidéo 10’

L'argent est un équivalent général d’après Marx.  Selon Alain Badiou, la passion de l'argent, c'est la passion de tout ce que l'on désire. C'est un bouche trou pour tout nos appétits. Ce désir illimité provoque la violence. La monnaie organise la violence de la concurrence. Les fictions à l’œuvre dans notre monde tourne autour de la domination de l’argent, du désir illimité et de la compétition. Changeons d’histoire pour exister dans un monde véritable. Développons des échanges non-monétaires ou utilisons des monnaies sans fonction de capitalisation.

La dette, une grande invention

Dirk Bezemer, économiste à l’université de Groningen aux Pays-Bas a réalisé quatre vidéos de vulgarisation pour expliquer:
  • la monnaie, l’intérêt de la création monétaire par les banques
  • comment les bulles financières arrivent
  • pourquoi une crise s’est produite en 2008
  • comment nous pouvons la résoudre

Voici la première, sous-titrée en français:

Monnaie : un itinéraire orienté pour défricher le sujet

Ce qui suit est un commentaire du billet Money ! traité de pico-économie des communautés.


En étudiant les communautés, la coopération et l'intelligence collective, tu as donc été surpris que Jean-Michel Cornu et Jean-François Noubel fassent des liens entre monnaie et communautés.

Commençons par ouvrir des portes ouvertes :
Qui dit communauté dit échanges entre ses participants. Qui dit échanges dit nécessité d'une confiance entre les membres. Dans un grand groupe, les individus ne se connaissent pas tous personnellement. Comment la confiance peut-elle alors exister et se développer? C'est un des rôles de la monnaie, vecteur de cette confiance. Il faut également des règles à respecter -les lois-  que les représentants de l'autorité font appliquer, si nécessaire avec une violence dite légitime. La monnaie acceptée de gré ou de force est gage de confiance et permet donc l'échange. Au passage, crédit est synonyme de confiance. Un crédit est une créance dont la contrepartie est une dette.

Qu'est ce que la monnaie et pourquoi l'Euro n'est pas notre monnaie

Comme je vous l'avais rapporté, plein d'enthousiasme, fin Février,  la ville de Rimini en Italie à accueilli une conférence d'économistes et de financiers, partisans de la théorie monétaire moderne (MMT) appelée également néochartalisme.

La journaliste Bonnie Faulkner a participé à l'aventure puis a diffusé une série d'émissions relatant le colloque.  Felipe Messina a fait la transcription de l'émission du 7 mars, Google l'a traduite.
Guns and Butter - March 7, 2012 at 1:00pm

Click to listen (or download)

Voici la première allocution de Stéphanie Kelton, professeur à l'université du Missouri lors de cette rencontre. Elle explique la monnaie, l'importance pour un état d'être émetteur souverain et non juste, utilisateur d'une monnaie qui n'est pas la sienne.

La création monétaire en 15 minutes et 4 pages ! | monnaie et dette 4/5

Un texte de André-Jacques Holbecq (sociétal.org) récupéré sur Plus loin que Jorion


Mais d’abord, qu’est ce que la monnaie ?
C’est, dans une définition simplifiée, un moyen de paiement, une unité de compte commune, et une réserve de valeur. C’est un palliatif aux nombreux problèmes du troc direct ou indirect.
La monnaie possède deux grandes qualités qui la rendent indispensable:
- immédiatement disponible et sans coût (elle est « liquide »),
- présente peu de risque de perte de valeur en l’absence d’une inflation forte.
Le fondement de l’existence de la monnaie est la confiance
Maintenant admettez avec moi, ce qui est la stricte réalité, que de la même manière qu’un informaticien produit un programme informatique à partir d’un ordinateur, ou  qu’un fabriquant de chaussure fabrique des chaussures, un réseau bancaire fabrique de la monnaie  Les banques sont des fabricants de monnaie, sous leur marque de fabrique : la monnaie BNP, la monnaie SG, la monnaie crédit agricole, etc…

Fausse monnaie ? Vraies dettes ! | le doc du week-end

Un décryptage pédagogique et amusant pour comprendre, en plusieurs parties, les dessous de la crise bancaire et financière de 2008...
Première partie : l'explication de la création monétaire. (16')
Deuxième partie : l'explication de la financiarisation de l'économie. (19')
Troisième partie : l'endettement généralisé...(19')

Dernière partie : deux ou trois pistes de réflexion en guise de conclusion après ce décryptage pédagogique en 3 parties, amusant mais implacable, sur les dessous d'une crise qui date de 2008 et persiste aujourd'hui... (6')
avec Philippe Deruder, André-Jacques Holbecq (wiki monnaie et  les faux-monnayeurs ), Christian Gomez et François Morin.


Vidéo : le mythe de la monnaie (12')

A l'aide d'un petit conte, Jem Bendell nous rappelle que le système de monnaie basé sur la dette nous a conduit aux difficultés d'aujourd'hui. Il lève le voile sur l'endettement perpétuel qui nous rend esclave et nous fait confondre richesse et argent. Ce système est buggé d'origine pour le pouvoir d'un petit nombre et le malheur de tous.
Des hommes de bonnes volontés mettent en pratique des alternatives, parfois elles ne sont pas nouvelles, suivons les !
(L'auditoire de Bendell est un parterre d'acteurs des médias.)
transcription
traduction sous la vidéo

15 choses qu'on ne vous dit pas sur la monnaie

15 choses qu'ils ne vous disent pas de PostJorion, traduction de :

15 Things  they don't tell you about money by Ken MacIntyre

Je n'ai pas résisté à pirater la moitié des points mais courez vite lire les originaux.

Extraits :


1. Ceux des gouvernements disposant du plein contrôle de leur devise peuvent créer suffisamment d’argent pour assurer le plein emploi  et pour financer toutes leurs activités dans la limite des ressources physiques disponibles. Il n’y a aucune limite à la création d’argent et de dire que « il n’y a  plus d’argent» est aussi absurde que faux


2. Les gouvernements souverains, n’ont pas besoin d’emprunter d’argent, ni aux institutions financières privées, ni au FMI. Qu’ils empruntent et cherchent ensuite à «apaiser les marchés financiers» est une contrainte auto-imposée, un peu comme lacer vos lacets ensemble et prétendre que vous ne pouvez pas marcher.

7. La véritable richesse provient de la production de biens et de services socialement utiles, et des investissements dans les infrastructures et les compétences. La spéculation sur les prix des biens ou des actions, et la promotion de la vente pyramidale (le processus appelé «libéralisation financière» ou «dérégulation»), sont prédatrices et ces activités  parasites ne créent pas de richesse. 


8. Les banques sont la progéniture de l’État. Elles ont un quasi-monopole de création monétaire et les privilèges et protections légales de sociétés à responsabilité limitée. Elles font semblant d’être indépendantes et autonomes, mais comme des adolescents gâtés, au premier signe de difficulté, elles courent la maison en pleurant et en exigeant une protection illimitée. 

9. Les banques ne prêtent rien. Ils créent de l’argent par le crédit à partir de rien et facturent des intérêts sur quelque chose qui ne coûte rien à produire. L’intérêt est ce qui leur reste lorsque le crédit est remboursé. Le crédit crée une surcharge de dette supplémentaire qui s’ajoute aux coûts de l’économie, et il faut de nouveaux crédits pour le couvrir, et permettre aux dettes d’être remboursées, provoquant faillites, récession et  chômage,  ainsi que l’enrichissement sans cause des banques .

12. Il doit toujours y avoir une dette dans les secteurs privé ou public pour que le système de l’argent fonctionne – quelqu’un quelque part doit toujours dépenser plus qu’il ne gagne.  

14. Si vous pensez que vous avez « de l’argent à la banque », dans un compte courant ou dans un compte d’épargne, détrompez-vous. Les comptes bancaires ne sont que des écritures comptables qui représentent la promesse de la banque de payer, pas de l’argent réel.  

Retrouvez le billet complet sur captain shortman
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