Revue de web semaine 38

      Économie, Russie, Chine, Énergie, Sciences, Critique Médias et  Internet

     

    Economie

    • Nous dirigeons-nous vers un monde où le dollar ne sera plus roi? Après l'euro qui n'a jamais réussi à lui faire concurrence, les regards se tournent désormais vers le yuan, lancé dans un mouvement d'internationalisation progressif et méthodique. Dans ce premier volet, La Tribune conte la genèse d'une monnaie qui a mis fin au primat de l'or.
    • Supposons qu'en 2006, avant le début de la crise financière, vous ayez eu envie de savoir ce qu'il faut faire pour la croissance et l'emploi, en cas de crise économique. Vous savez que l'économie n'est certainement pas une science exacte, qu'il y a dans ce domaine des débats parfois virulents. Mais ce n'était pas le cas à l'époque, marquée par un assez large consensus sur le sujet. Vous auriez donc regardé un manuel, ou un cours de base, destiné aux étudiants débutants, pour savoir ce qui constitue l'opinion standard des économistes. Voici ce que vous auriez trouvé :
    • Ce mécontentement perpétuel se heurte pourtant à deux écueils. Premièrement, bien qu'en ruine perpétuelle, la France ne se sort pas si mal de la crise. Mais aussi et surtout, parce qu'il est beaucoup plus facile de déplorer dans le vague les politiques du moment que de proposer des alternatives réalisables, à l'efficacité plus certaine.

      Imaginons que le gouvernement souhaite éviter la déroute en 2017 élever la croissance et réduire le chômage rapidement. Que devrait-il faire?
      • Les limites de la politique budgétaire
      • Le mythe des réformes structurelles
      • Desserrer la contrainte européenne, ou faire le bon élève?
      • Peut mieux faire
        Et c'est à cela que ressemble la politique du gouvernement. Vis à vis de l'extérieur, en faire juste assez pour espérer qu'en échange, les politiques européennes deviennent plus favorables à la croissance. Vis à vis de l'intérieur, ne pas en faire trop, pour éviter les mécontentements et d'avoir un effet négatif sur l'activité économique. Cela n'a rien de très enthousiasmant et ne satisfait vraiment personne : mais c'est la solution logique dès lors qu'on perçoit les contraintes que l'on rencontre. Et cela est fait parfois de manière adroite, comme lorsqu'on lie l'amélioration des finances publiques à l'évolution de l'inflation.
    • "La crise politique de cette rentrée ne se réduit pas à une bataille d'egos, ni à un débat entre keynésiens et sociaux-libéraux. Elle nécessite une réflexion en profondeur. Les raisonnements économiques dominants sont à remettre en cause et il nous faut une nouvelle feuille de route, y compris au plan théorique. L'urgence apparente ne doit pas cacher l'essentiel : nos erreurs doctrinales de fond.

      La situation économique et sociale de notre pays et de l'Europe est angoissante et incompréhensible. Elle est potentiellement dramatique. Face à ce danger, un sursaut collectif est indispensable. Bien au-delà des débats politiciens, il passe fondamentalement par une profonde remise en cause des raisonnements économiques qui nous font aller dans le mur. Si les politiques de gauche et de droite sont si semblables depuis des décennies c'est qu'en fait elles sont soutenues par des conseillers influents qui se nourrissent à la même mamelle ! Il peut sembler sidérant que l'échec patent de ces politiques ne conduise pas à un changement profond. Mais c'est oublier la force des dogmes, dont l'histoire n'a cessé de montrer qu'ils pouvaient survivre longtemps aux démentis les plus cinglants apportés par la réalité.

      Comment faire ? D'abord, un mot sur le contexte."
    • Les deux omissions les plus importantes du raisonnement économique « main stream » concernent les ressources naturelles et tout particulièrement l'énergie et le triptyque monnaie-crédit-finance. Les physiciens, écologues et autres scientifiques qui s'intéressent à l'économie pourraient avoir la tentation, en réintroduisant l'énergie et les ressources naturelles dans le raisonnement économique, de supposer implicitement, comme les économistes classiques et néoclassiques, que les phénomènes monétaires et financiers, non physiques, ne comptent pas (au moins sur le long terme).

      L'économie pourrait donc être réduite à sa sphère « réelle[1] » :
      des consommations d'énergie et de ressources naturelles (et plus généralement des destructions d'écosystèmes, des dérèglements de régulations naturelles (comme la régulation climatique)),
      des transformations de ces ressources en sous-produits, produits et machines (ce qu'on appelle le capital),
      du travail et c'est tout.

      C'est un peu me semble-t-il de cette façon que Meadows a bâti son modèle. C'est bien sûr un premier pas utile mais maintenir cette omission serait une erreur comme nous allons le voir ici. Bien des questions économiques ne peuvent se traiter sans intégrer la sphère monétaire et financière. L'inverse, d'ailleurs - faire comme si ce triptyque expliquait tout- serait aussi erroné ! Pour prendre un exemple illustratif, la crise des subprimes aux USA ne peut pas s'expliquer sans référence aux mécanismes monétaires et financiers, mais elle trouve aussi une part d'explication dans les tensions pétrolières du début du XXIème siècle.
      • 1 Monnaie, création monétaire et politique monétaire
      • 2 Crédit et endettement
      • 3 Finance
      • 4 Les raisons de l’étrange silence de la macroéconomie « main-stream » sur ces 3 questions
      • 4.1 La monnaie serait neutre
      • 4.2 La monnaie serait « exogène »
      • 4.3 L’excès d’endettement de certains agents privés ne poserait pas de problème global, car il est compensé par l’épargne d’autres agents. Ce n’est donc qu’une question de redistribution.
      • 4.4 Les marchés, notamment les marchés financiers, seraient efficients
      • Conclusion
      • Le triptyque monnaie-crédit-finance est déterminant dans l’analyse et la politique économiques, contrairement à ce que pensent les économistes main-stream. Ce devrait être un des sujets clefs de la recherche et de la batterie des solutions à envisager dans une période de crise comme aujourd’hui.

    Russie

      • La Guerre froide achevée, on pouvait penser que la fin du bipolarisme idéologique entraînerait la fin du bipolarisme géopolitique, et que s’imposerait la nécessité de relever la Russie dans la paix, au moyen d’un partenariat égalisé. Le défi était bien pour les Européens de parvenir à la création d’un espace de sécurité partagé avec leur voisin oriental, qui constituait – et constitue toujours – un univers rude, mais plein de promesses de développement. Mais la seule équation qui s’impose entre 1992 et 1994 est celle de la méfiance réciproque. Pour quelle raison ? Les peurs compréhensibles de certains nouveaux États indépendants de l’Europe orientale ont certes pesé lourd. Mais nul ne les a incités à faire le pari de la réconciliation. L’Amérique, de son côté, redoutant un continent européen uni et autonome, n’a pas peu contribué à l’échec d’un éventuel rapprochement. Ainsi, en 1995, alors que la Russie se noie dans une libéralisation aussi vite conçue que mal appliquée, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du Président démocrate Carter, résume l’enjeu dans son célèbre Grand Echiquier, dans lequel il enjoint Washington de diviser l’Eurasie en sous-pôles de puissance dominés et gagnés à la démocratie libérale : « (…) il est impératif que n’émerge aucun concurrent eurasiatique capable de dominer l’Eurasie et par là de menacer l’Amérique. » Certains analystes américains avaient pourtant pris le contre-pied de Brzezinski. Constatant que les Européens ne feraient rien par eux-mêmes, ils tentèrent de dissuader les États-Unis d’une interprétation excessivement antagonique du potentiel de puissance eurasien, et spécialement de son pôle russe. En 1997, dans un article de Foreign Policy, Charles Weiss Jr., ancien conseiller de la Banque mondiale, propose ainsi « un plan Marshall sans arrière-pensée » pour l’ancien adversaire. Il pointe que des milliards ont été déversés sur l’ex-URSS effondrée et sur l’Europe de l’Est, mais avec des intentions idéologiques et géopolitiques qui ne cachent qu’à grand-peine leur hostilité à Moscou. Or, dit-il précisément, c’est l’erreur à ne pas commettre. Il faut tout au contraire restaurer la puissance russe, et ne pas méconnaître ses intérêts vitaux, pour qu’en retrouvant confiance - et sans ressentiment - elle serve les équilibres de sécurité d’un monde nouveau. Pour faire passer son argument, Weiss usa d’une formule tout à fait saisissante : « Le monde, écrit-il alors, a moins à craindre d’une seconde Chine que d’une république de Weimar avec des armes nucléaires 
      • Contre les promesses du chancelier Kohl, qui avait négocié la réunification allemande en promettant à Moscou que l’OTAN ne s’élargirait pas à la frontière russe,
      • Dans la prestigieuse revue Foreign Affairs, un spécialiste des relations internationales du calibre de John J. Mearsheimer vient de juger, et il ne manque pas d’arguments, que « les États-Unis et leurs alliés devraient abandonner leur plan d’occidentaliser l’Ukraine, et tenter d’en faire une zone neutre entre l’OTAN et la Russie 
      • N’était-ce pas à l’Europe, et d’abord au couple franco-allemand, d’inspirer les conditions de la sécurité et de la coopération sur le continent européen, et non pas à Washington, Londres, l’OTAN ou Moscou ? Quel intérêt dans la régression géopolitique qui s’accomplit actuellement, où l’on voit la France abdiquer provisoirement devant la pression de ses alliés, et fragiliser sa parole et son crédit en suspendant la vente d’un matériel de défense, le BPC Mistral, déjà payé par la Russie [9] ?
    • Nous vous proposons ici deux textes d’analyse sociale et diplomatique, qui se font écho l’un à l’autre. Le premier texte émane d’un think tank américain, le deuxième d’un journal russe. Ces deux analyses socio-politiques des relations entre l’Occident et la Russie se rejoignent sur bien des points et nous changent de la pensée toute faite, cette pensée que nos médias mainstream colportent de façon caricaturale sous le label d’analyse, et qui sert de plan d’action à nos dirigeants.

      • Comment l’élite russe envisage-t-elle les affaires mondiales ?
         Les États souverains sont les acteurs principaux dans les affaires mondiales. La compétition entre États est inévitable. Le pouvoir, surtout celui dans sa version la plus brute, est un élément de la réalité. Et le but de toute politique étrangère est de créer un équilibre géopolitique optimal, dans lequel chacun avance ses pions. Dans un tel monde, seules les grandes puissances ont les moyens de poursuivre une authentique politique d’indépendance : ils ne sont que quelques pays à déterminer la substance et la structure des affaires mondiales. La fierté russe a pour conséquence que la Russie doit tout faire pour continuer à être une grande puissance. Et, pour cela, sa première tache est d’assurer sa propre sécurité.
      • Les Russes soulignent en permanence le fait que l’Ukraine est composée de territoires disparates, qui ne furent réunis que sous le règne soviétique. Dans leur esprit, on peut dire la même chose de tous les anciens États soviétiques, qui prirent leur forme actuelle pendant la période soviétique, et qui, pour la plupart, n’ont jamais vraiment eu d’histoire digne de ce nom en tant que nation indépendante avant l’éclatement de l’Union soviétique. De tels États ne peuvent jamais être entièrement souverains. S’ils ne sont pas sous influence russe, ils tomberont forcement sous l’influence d’une autre grande puissance. Ainsi, pour une question de sécurité intrinsèque, Moscou cherchera toujours à limiter la présence d’autres puissances dans l’ancien espace soviétique.
      • Poutine s’est plutôt positionné comme le défenseur des valeurs traditionnelles occidentales, contre celles, postmodernes, et, dirait-il, décadentes, qui sont prônées de nos jours dans la majorité des pays de l’Occident. De son point de vue, il n’essaye pas d’exporter les valeurs russes, comme le faisait l’Union soviétique, mais plutôt de rallier les autres sociétés qui s’opposent elles-mêmes à l’interprétation occidentale de ces valeurs, dans le but de créer un système international plus représentatif des différences, à l’intérieur d’un grand système partageant les valeurs communes.
      • Nous devrions plutôt abandonner tout espoir de transformer la Russie, et reconnaitre qu’elle est une grande puissance du monde actuel. Dans nos relations avec la Russie, nous devons penser en termes de compétition et d’accords, c’est-à-dire en termes de diplomatie entre grandes puissances, réadaptée pour prendre en compte les différences entre le monde d’aujourd’hui et celui de la diplomatie des grandes puissances du XIXe siècle. N’oublions pas que cette période était une période de paix et de sécurité relatives, de progrès et de prospérité.
      • Dans le contexte mondial de politique libérale inconsistante, la Russie doit appliquer un « conservatisme intelligent », estiment les politologues proches du gouvernement.
      • Dans pratiquement tous les pays occidentaux, les partis conservateurs traditionnels ont en fait renoncé à l’idéologie conservatrice pour arriver à un consensus néolibéral, explique le rapport du site Terra America du politologue Boris Mejouev, spécialement préparé pour l’almanach.
      • En 1998, George Kennan, le père de la politique américaine de « containment » de l’Urss,
      • « C’est une erreur tragique. Il n’y avait absolument aucune raison de faire cela. Personne ne menaçait personne. Cet élargissement doit avoir fait se retourner dans leur tombe les pères fondateurs de ce pays. Nous avons signé pour la défense d’une série de pays, alors que nous n’avons ni les moyens ni la volonté de le faire sérieusement. (…) Et la démocratie russe est aussi avancée, sinon plus avancée qu’aucun des pays que nous venons juste de nous engager à défendre contre la Russie. »
    • La Voix de la Russie poursuit la publication de textes d'Alexandre Soljenitsyne consacrés aux relations russo-ukrainiennes. Aujourd'hui nous publions des extraits de son essai intitulé « Comment réaménager notre Russie ? » paru dans le journal Literatournaïa gazeta en 1990.
    • commentaires sur des propos du ministre des affaires étrangères russe
    • commentaires sur des propos du ministre des affaires étrangères russe

    Chine

    • "Note de lecture du livre de Régis Debray, essayiste, philosophe et médiologue, et de Zhao Tingyang, figure intellectuelle chinoise et professeur de philosophie à Harvard « Du ciel à la terre. La Chine et l’Occident » (Les Arènes ; 2014), par Paul Zurkinden.

      Chine, Occident, deux visions de la mondialisation
      Régis Debray et Zhao Tingyang proposent, dans cet échange épistolaire qu’ils ont décidé de publier, un regard croisé sur la vision du monde qu’entretiennent la Chine, puissance montante, et l’Occident, lentement déclinant. À l’occasion d’un échange de vues sur les problèmes que traversent à la fois la Chine et l’Occident, le but est de jeter un pont entre les civilisations. Abordant une myriade de sujets, tous cousus autour du fil rouge des nouveaux défis qu’apportent le rapprochement des continents et des cultures, ces lettres abordent successivement des thèmes aussi variés que la crise économique, la métaphysique, la modernité, la révolution."

      • Penseur audacieux, Zhao Tingyang avance l’idée d’un gouvernement mondial calqué sur le mode de gouvernement tel que décrit dans la tradition philosophique chinoise à partir de la dynastie Zhou, il y a trois mille ans : le système universel du Tianxa (« tout ce qui est sous le ciel »). « [Il] a établi un système universel […] dont la nature politique fondamentale est d’être un système mondial bâti sur un réseau ouvert au monde. Bien qu’il ne recouvrît qu’une partie de la Chine actuelle, ce système politique pouvait, sur le plan théorique, englober toutes les cultures et toutes les nations dans une même famille mondiale. Sur le plan pratique, il était formé d’un pays noyau et de centaines de pays membres ou duchés (zhuhou). Chaque pays était doté d’un grand pouvoir comparable ; chacun bénéficiait d’une grande autonomie ; le pays noyau était responsable de la régulation des relations politiques de l’ensemble du système et des intérêts communs. » [3] Ce système d’équilibre entre nations jouissant d’une relative autonomie, mais n’étant pas pour autant indépendant permettrait ainsi de résoudre les peurs de la mondialisation en créant une « harmonie » [4] entre nations qui donnerait une garantie de la conservation des cultures et modes de vie des différents pays. Largement opposé à une mondialisation qui aurait une vocation impérialiste de diffusion de la culture et des pratiques dominantes, tel que c’est le cas sous nos latitudes, Zhao Tingyang dans sa proposition de gouvernement mondial, s’il conçoit bien l’existence d’un hegemon fixant les normes de la mondialisation, n’assigne cependant pas à cet hegemon un rôle de domination culturelle, mais bien au contraire celui de respecter et de maintenir une biodiversité des cultures. En somme, le nationalisme chinois, serait, dans son essence même, mondialiste [5].
    • "Les promoteurs du confucianisme politique y voient la promesse d'une gouvernance mondiale « sans exclus », le dépassement des égoïsmes nationaux qui mettent en péril notre planète. Mais vu de près, le concept de Tianxia est lui-même un puissant levier du nationalisme chinois."

      "En l'occurrence, le mot clé tiré du dictionnaire confucéen est celui de Tianxia, « Tout-sous-le-ciel »."
       

    Energie


      •  • Around one percent of oilfields globally are giant, but these have around 65 percent of global URR, Ultimately Recoverable Resources.
         • Production from giant oilfields is around 40 million barrels per day and decline rates for land-based fields are around 4 percent per year while offshore fields decline by 9 percent per year.
         • Giant oilfields are mature and they will all soon be in their decline phase. With an average decline rate of 5 percent per year the world will, within 10 years, lose production from giant oilfields of the order of 20 million barrels per day.
      • If one considered the Saudi state only from the perspective of its short history and tribal power hierarchy then this arid desert kingdom would have to rank highly among the world’s most difficult to handle societies. It is this combination of incredible oil wealth, religious focus and medieval power structure that makes the Saudi state so difficult, unpredictable and outright dangerous for the rest of the World.
      • There are no other nations in the world that have so many guest workers as those of the GCC. One third of Saudi Arabia’s thirty million people are foreigners without Saudi citizenship. In Kuwait the proportion is two thirds and in Qatar it is ~90%

    Sciences

    • "Nous savons que nos ancêtres ont connu une évolution influencée par leur environnement. Mais pouvons-nous deviner, alors que nous avons entrepris plus ou moins à l’insu de notre plein gré de modifier de fond en comble les biotopes terrestres, de quoi aurons l’air nos descendants ? Les modifierions-nous d’aventure ?
      Jean-François Bouvet, dans son Mutants. À quoi ressemblerons-nous demain ?, relève le défi. Il procède à une utile compilation des récents découvertes scientifiques concernant notre évolution d’Homo sapiens depuis quelque 200 000 ans."

      • Résumons l’essentiel : certaines évolutions (multiplication des accouchements par césarienne, qui altère la faune intestinale du nourrisson ; sélection de l’embryon permettant d’éliminer des maladies héréditaires…) sont culturelles et donc, comme le dit Bouvet, « révisables au gré de l’évolution des mœurs ». D’autres (allongement de l’espérance de vie, augmentation de la taille…) sont à relier aux conditions de vie et « sont réversibles à court terme si lesdites conditions viennent à se dégrader ». D’autres enfin (troubles relatifs à la sexualité et à l’obésité) semblent liées au moins pour partie au big bang chimique. Et on peut parier que ces mutations-là resteront acquises par nos descendants. D’abord parce que les polluants persisteront. Ensuite parce que nombre d’expériences en laboratoire ont prouvé les effets transgénérationnels de ces substances.
      • A living system is the basic example of an economy. For example within a single cell the metabolic machinery is a production factory to produce more biomass, either growth of the cell to a mature size, or through cell division production of new individuals. There is a third product that some cells, those in multicellular organisms, make and that is simply replacement of degraded biomass
      • The cell is basically an “exchange” economy where various machines produce products needed by other machines. Most often the trades go through several steps. In the background all of the machines tend to degrade and break down. Their molecules have to be either recycled or expelled. Many cells actually produce molecular products that are used by other cells, so the exchange model extends to whole multicellular systems as well.
      • Living economies operate under fairly rigid rules (principles) with respect to the conservation of material and energy. For example the rule of “if you don't use it, you lose it” is followed rigidly. Cells don't keep useless organelles or molecules around if they are not actively contributing to the whole system.
      • Another rule is: “If there is a greater need to produce product X, then up-modulate the machinery to make it.” When cells are placed under conditions that are unfavorable, where some critical factor like pH is near or beyond the limits of tolerance the cell responds by up regulating machinery that produces mechanisms to thwart or compensate it.
      • These rules reflect the laws of supply and demand.
      • The depiction in figure 1 represents the kind of organization and processes that take place in the cytoplasm outside of the nucleus. The basic controls regulating metabolism are operational controls (as covered in the last post). Everything is tightly coupled through feedback loops and under “nominal” conditions the market of exchanges and valuation based on energy consumption works cooperatively without a great deal of intervention. But nominal conditions hardly prevail for long. Every cell sits in an environment where fluctuation in critical factors constantly impose stresses that must be responded to, as described above. One of life's earliest accomplishments was the invention of homeostasis. This is the basic feedback control loop for maintaining critical factors within a nominal range by reacting to external changes. A homeostatic mechanism can either do something actively to influence the external conditions, or respond by activating a movement of the organism away from the situation (where movement is possible) or call upon internal reserve mechanisms to counter the external influence
      • In the metabolic economy there is a true ‘currency.’ That currency is the packets of energy called ATP. Energy is involved in all transactions and, by the second law of thermodynamics, degrades in capacity to drive work as it flows through the economy. It is given off as waste heat and new high grade energy must always be supplied.
      • But the point is that the cellular metabolic economy is regulated by the same hierarchical control system covered in the last post. When we include the role of the genes, along with their network of expression controls and epigenetic mechanisms, we will find that it all fits the model shown in figure 8 in that post.
      • Biological systems evolved these self-restraint in the face of external constraints in order to preserve life. Any overrun by any one biological entity threatens the life of all other organisms and therefore mechanisms for suspending the biological mandate were needed to achieve balance in the whole ecosystem. The regulation mechanisms are many in form but you will find them at all levels of living systems. And you can see the effects when they fail to work. This is what cancer is
      • The human economic system is effectively the same model as the cellular metabolic economy. The roles of materials and energy are the same. The work processes needed to construct products needed by other processes are basically the same. Even the purpose of the whole system is the biological mandate of growing more human biomass.
      • In the past I have claimed that money is really just a form of signal, information about the amount of usable (free) energy that can be controlled in the sense of directing which work is to be done (see figure 5 below). Unfortunately in a debt-based situation such as we have today money is a very distorted message conveyance. That is one reason that our current economic system, world wide, is not working very well. The governance model (essentially free markets with light regulations on selected processes) relies too heavily on cooperation and that depends on the fidelity of inter-process signals. As already argued, when any system gets too complex it is necessary to introduce coordination (logistical management) between processes in order to facilitate the functions in figure 4
      • Money is used to convey information regarding the flows of goods and services. Individual agents decide how much money (the intensity of the message!) to send. The receiver interprets the message to determine how much work to do and thus how much energy to expend.
      • What this really means is that a workable governance model must be based on effective communications and realistic logistics rules. The governance we have was born from a very nebulous set of ideas about the interactions between government, political process, and the economy, hence the name political economy.
      • The system is a result of an evolutionary process but with a kind of built-in bias toward the idea of progress. Unlike all previous forms of social evolution (e.g. emergence of eukaryotic cells from bacterial cells, emergence of multicellularity, etc.) the evolution of the political economy has been nudged along by the reflective agents who have tried to shape what it would be. It was as if certain genes in the genome ‘thought’ about what they wanted and mutated themselves accordingly.
      • The whole system is impacted by ideology-based decisions, and generally not for the better.
      • Overlay the complexification of society due to technological development and you have the evolution not of a sustainable system, but an aggregate of many dysfunctional processes.
      • System dynamics and thermodynamics tell us that a tolerable rate of throughput and entropic transformation is ultimately dictated by the natural system, not by economics or engineering.
      • The suggestion in economic textbooks is generally that natural resources are not a limiting factor (Solow 1974; 1997). If we follow the logic of the production function we could ultimately bake a cake with only the cook and his kitchen; we do not need flour, eggs and sugar. We could also make our cake a thousand times bigger with no extra ingredients, if we stir faster and use bigger bowls and ovens

    Critique médias

    • "Depuis la fin du mois d'août 2014, les événements en Ukraine sont chaque jour de plus en plus imprévisibles : alors que les « séparatistes pro-russes » - ainsi qu'ils sont nommés dans les médias français - perdaient du terrain, des renforts, peut-être en provenance de Russie, ont permis de mettre en défaut l'armée ukrainienne. Pour les médias français, cet interventionnisme supposé de Vladimir Poutine est inacceptable. Le président russe serait même en train de déclarer la guerre à l'Europe et de violer le droit international. Retour sur un traitement médiatique unilatéral et biaisé."

    Internet

    • - Quels effets la prolifération des nouvelles technologies mobiles entraîne-t-elle ? En quoi le partage sur l’Internet des données personnelles menace-t-il notre société ? Interview du Professeur Jean-Pierre Hubaux, spécialiste des réseaux de communication et des questions de protection de la sphère privée, un domaine majeur de la sécurité informatique.

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