Revue de web 48/49 Thermodynamique / Evolution / Contraintes / Chomsky / Fascisme / Charlie


François Roddier par-delà l’effet de la Reine Rouge | Oil Man
"Un astrophysicien français réinterprète l’évolution de l’univers, de la vie et des sociétés humaines à partir de la thermodynamique, et découvre le monstrueux piège à nous tendu. Révolutionnaire ?"
  • "Lorsque l’environnement évolue plus vite qu’une espèce vivante ne peut s’y adapter, cette espèce est vouée à s’éteindre. C’est ce que le biologiste américain Leigh Van Valen a nommé en 1973 l’effet « de la reine rouge »."
  • "Lorsqu’un système reçoit un flux continu d’énergie, ce flux permet l’apparition de « structures dissipatives d’énergie«  mises en évidence par Ilya Prigogine, prix Nobel de chimie en 1977."
  • "« Les structures dissipatives s’auto-organisent de façon à maximiser le flux d’énergie qui les traverse », écrit François Roddier. Du coup, elles « maximisent la vitesse à laquelle l’énergie se dissipe » à travers elles. "
  • "L’énergie se conserve (première loi de la thermodynamique), mais finit toujours par se dissiper sous forme de chaleur (seconde loi). Cette dissipation est irréversible. L’énergie – électrique, chimique, etc. – une fois transformée en chaleur, n’est plus libre : elle est plus ou moins « perdue », au sens où la chaleur ne peut être intégralement reconvertie en travail mécanique."
  • "En thermodynamique, la mesure de la dissipation de l’énergie sous forme de chaleur, autrement dit la mesure de la désorganisation des systèmes, du désordre irrémédiablement croissant du monde, s’appelle l’entropie."
  • "Les structures dissipatives maximisent la vitesse à laquelle elles dissipent l’énergie, on peut aussi bien dire qu’elles maximisent le taux de production d’entropie : il existerait une loi de production maximale d’entropie (MaxEP, selon l’acronyme anglais). Cette loi, empirique, n’a pu encore être parfaitement démontrée"
  • "En s’auto-organisant, une structure dissipative – étoile, organisme vivant, etc. – parvient à diminuer sa propre entropie interne, en échange d’un accroissement du flux d’entropie qui la traverse. Elle « exporte son entropie », écrit François Roddier. Chacun sait que la nature a horreur du vide. Il semblerait aussi que dès qu’elle le peut, la nature fait apparaître ces structures qui luttent contre l’augmentation inexorable de leurs propres niveaux d’entropie en maximisant l’entropie de leurs environnements."
  • "« Il est impressionnant de constater qu’un être humain dissipe par unité de masse dix mille fois plus d’énergie que le Soleil », note François Roddier"
  • "il apparaît qu’une augmentation de l’entropie peut être considérée comme une perte d’information. L’entropie qu’exportent les structures dissipatives « équivaut à une importation d’information » sur leur environnement"
  • "Plus une structure dissipative serait capable d’acquérir de l’information sur son environnement, plus elle maximiserait sa production d’entropie."
  • "plus une structure dissipe l’énergie efficacement, plus vite elle altère son environnement, plus vite doit-elle acquérir de l’information sur cet environnement et évoluer en conséquence afin d’y rester adaptée !"
  • "L’humanité serait engagée dans une course entre l’accroissement de l’entropie qu’elle engendre et l’accroissement de l’information qu’elle est capable d’agréger à mesure qu’elle maximise sa production d’entropie."

Entre croissance du PIB et respect des engagements climat, il faut choisir - Gaël Giraud
  • "partir de l’équation de Kaya. Très simple, cette dernière indique que les émissions de CO2 (par exemple, au niveau planétaire) sont toujours égales au produit des ratios suivants : • émissions de CO2/énergie consommée au niveau mondial • énergie consommée/PIB mondial • PIB mondial/population • population"


Chomsky : "La campagne de Trump, une version vulgaire de celle d'Obama" - Arrêt sur images [vidéo]
Abonnement "Depuis des décennies il aide à discerner la propagande sous les apparentes évidences. Noam Chomsky est linguiste et philosophe, mais c'est en tant qu'intellectuel critique de la politique étrangère américaine qu'il a acquis, depuis la guerre du Vietnam, une influence mondiale. Depuis lors, sur le Proche-Orient, sur le 11 septembre, sur le récent mouvement Occupy Wall Street, il n'a cessé de prendre position, en intellectuel dissident de la propagande occidentale qu'il démonte de l'intérieur. Mais c'est à propos des thèses développées dans son livre La Fabrication du consentement que nous l'interrogeons cette semaine, à la lumière de ce tremblement de terre symbolique qu'a été l'élection de Donald Trump aux États-Unis, et notamment à propos du rôle qu'y ont joué les médias, les anciens et les nouveaux."


Les symptômes d’un état fasciste ~ Reflexiums
"En 2003, le docteur Lawrence Britt, analyste politique de son état a publié un livre dans lequel il a étudié plusieurs caractéristiques d’un régime fasciste. L’étude se base sur des régimes tels que celui d’Hitler, Mussolini ou Pinochet et 14 signes permettent d’identifier les dérives d’un régime vers un état fasciste."
Ps : Laurence (et non Lawrence) Britt n'est ni docteur ni analyste politique de profession, son article original  est paru dans le magazine payant "Free inquiry" en 2003,  en voici une version disponible : Fascism Anyone?  Fourteen Common Characteristics.


"Faut-il être Charlie ? - Richard-Emmanuel Eastes [vidéo]
  • "« Faut-il » demander aux élèves « d’être Charlie » au nom de la défense de la liberté d’expression ? En tant que recteur de la HEP-BEJUNE, après avoir souhaité faire dire à la page Facebook de l’institution qui vous forme « Je suis Charlie », j’aimerais vous proposer une piste de réflexion face à cette question complexe. Elle consiste à assumer le paradoxe selon lequel dire « Je suis Charlie » n’implique pas nécessairement d'adhérer au discours de Charlie Hebdo. On peut « être » Charlie sans le « suivre » pour autant. Car « Je suis Charlie », cela signifie d'abord « J’ai le droit de dire ce que je pense et je défends ce droit comme une valeur fondamentale de nos démocraties occidentales ». A cet égard, oser dire « Je ne suis pas Charlie » lorsque tout le monde clame le contraire, c’est déjà user de ce droit… et, de fait, « être Charlie ». Cette formule en trois mots n'incarne pas l’adhésion à un journal provocateur, mais la liberté d’expression, l’esprit critique, la lutte contre les monopoles de la pensée et notamment les extrémismes et les fanatismes, en particulier religieux. On peut ne pas adhérer au discours de Charlie Hebdo, mais son existence est réconfortante au sens même où elle signifie que la liberté d’expression existe. Si je puis constater qu’il est possible de s’exprimer comme les chroniqueurs de Charlie Hebdo le font, alors c’est que ma propre opinion, plus modérée, est véritablement protégée de la censure et de la dictature de la pensée. Même si cela fait parfois un peu mal au ventre, il faut donc défendre et préserver un média comme ce journal non pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il représente, justement parce qu’il est satyrique, impertinent, intolérable parfois. Les dessinateurs de Charlie Hebdo, ou le soi-disant humoriste Dieudonné, doivent être jugés s’ils enfreignent la loi en exerçant leur liberté d’expression, mais en aucun cas cela ne justifiera jamais de les assassiner."
  • "Car si nous n’y prenons pas garde, les actions terroristes d’Al Qaïda ou de l’Etat Islamique serviront indirectement, grâce à nos réactions, leurs propres intérêts. En effet un tel acte, commis au nom de l’Islam, pourrait risquer de faire croire aux occidentaux que c’est l’Islam qui est un problème. Et peut-être en est-ce même l’objectif caché comme nous allons le voir."
  • "Cet attentat n’est pas le produit de l’Islam. Il est le produit de l’éloignement des banlieues françaises, de la mise à l’écart de tout un pan de la société, de l’hégémonie occidentale sur la marche du monde depuis des siècles, du manque d’éducation, de la pauvreté, de la mondialisation, du choc des civilisations qu’elle entraîne conjointement avec le développement de la circulation des personnes et des informations… Ce sont bien les défauts de la marche du monde qui créent ces problèmes ; problèmes qui trouvent à se loger, pour s’exprimer, dans les intégrismes de tous ordres : idéologiques, politiques… ou religieux."
  • "Or si après un tel événement, plus de gens croient davantage que l’Islam est un problème, alors les musulmans seront davantage victimes de pressions, et davantage de musulmans modérés tendront à se radicaliser. En plus de résister contre les atteintes à la liberté d’expression, il est donc nécessaire de faire en sorte que l’Islam ne soit pas associé à ces actes barbares. Or pour qu’il ne leur soit pas associé, il est nécessaire qu’ils soient dénoncés par les musulmans eux-mêmes. Ce qui suppose qu’ils fassent partie du mouvement de protestation. Qu’ils soutiennent paradoxalement un mouvement de lutte contre ceux qui attaquent un journal qui insulte leur propre religion. Là réside toute la difficulté de la conduite à tenir : faire en sorte que personne ne croie que les terroristes, parce qu’ils sont ennemis des ennemis des musulmans, sont les amis des musulmans. C’est bien sûr à ces derniers d’agir, de trouver la voix juste entre la défense de la liberté d’expression et l’adhésion aux propos du journal. La tâche demande beaucoup de force et un immense courage, en plus de ceux qui leurs sont nécessaires pour combattre le fléau d’une forme de terrorisme qui s’est accaparé leur belle religion."
  • "« Je suis Charlie, même et surtout lorsque je ne suis pas d’accord avec lui »."



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