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Les guerres commerciales sont des guerres de classes [revue de web]

Guerres commerciales et lutte des classes, Bruno Amable, 22 juin 2020
"La fable européenne des pays «fourmis» ou «cigales» cache seulement une augmentation des inégalités sociales dans certains pays, permettant de créer de l’excédent. Et cela vaut aussi à l’extérieur de l’Europe."

La lutte de classes en Europe menace le libre-échange mondial, Matthew C. Klein, Le Grand Continent, 6 juin 2020
" En Chine, aux États-Unis et surtout en Europe, un conflit mondial entre classes économiques à l'intérieur des pays est interprété de manière erronée comme une série de conflits entre pays ayant des intérêts concurrents. Si les Européens veulent préserver le système international ouvert – et s'assurer que l'économie mondiale est capable de se remettre du coronavirus – ils devront tirer les leçons des erreurs de l'Allemagne. "

Guerres commerciales et guerres de classe: surabondance d’épargne mondiale? première partie, Michael Roberts, 21 juin 2020


Book Interview: Trade Wars Are Class Wars with Matthew C. Klein, BCG Henderson Institute, June 27, 2020
"Matthew C. Klein is the economics commentator at Barron's. He is also a former writer for the Financial Times, Bloomberg, and The Economist, and was once an investment associate at Bridgewater Associates. In this discussion with Philipp Carlsson-Szlezak, Chief Economist of BCG and Managing Director and Partner, he discusses his new book, Trade Wars Are Class Wars: How Rising Inequality Distorts the Global Economy and Threatens International Peace (Yale University Press, 2020) by Matthew Klein and Michael Pettis. This is a transcript of their conversation recorded on June 22, 2020."

Trade Wars Are Class Wars, Phenomenal World, June 13, 2020
"Michael Pettis and Matthew Klein's new book Trade Wars Are Class Wars begins with an epigraph from John A. Hobson: "The struggle for markets, the greater eagerness of producers to sell than of consumers to buy, is the crowning proof of a false economy of distribution. Imperialism is the fruit of this false economy." Pettis and Klein update the Hobsonian thesis for the twenty-first century, arguing that, while trade wars are often thought to be the result of atavistic leadership or the contrasting economic priorities of discrete nation states, they are best understood as the malign symptoms of domestic inequalities that harm workers the world over. In a panoramic account of shifts in the global economy over the past several decades, Pettis and Klein detail the development of the economic ills that define modern international political economy. It is essential and provocative reading with broad implications for international politics, the study of inequality, and the future of the global monetary system."

Savings gluts and investment droughts, Martin Sandbu, Financial Times, June 18, 2020

What trade wars tell us, Martin Wolf, Financial Times, June 18, 2020
"A new book looks at why global conflicts owe more to divisions within countries than between them"

"Trade Wars are Class Wars" makes clear connections between trade wars, inequality, and saving gluts [Twitter Thread], Amir Sufi, June 15, 2020

Why did we see a global saving glut, but not a global investment boom? [Twitter Thread], Luca Fornaro3, June 15, 2020

Trade wars and class wars: part one – the global savings glut? Michael Roberts, June 21, 2020


Dans cette courte conférence, Michael Pettis vulgarise admirablement comment l'épargne, l'investissement, la politique monétaire, la balance des paiements et les réformes macroéconomiques interagissent en expliquant ce qui s'est passé en Chine ces dernières décennies.
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L'atténuation du réchauffement climatique nécessite une économie de rationnement

Atténuation du réchauffement climatique, que faire ? En une phrase, il s'agit de faire vœu de pauvreté.

Un cabinet de conseil, B&L Évolution, a évalué les mesures à prendre au niveau national pour respecter une trajectoire de réchauffement climatique à 1,5°C maximum. Attachez vos ceintures !

Constat

  • 2018 : un français émet en moyenne 10,5 T de CO2 par an (émissions importées prises en compte
  • 2030 : 45% d'émissions de CO2 en moins par rapport à 2010 (6,6 T sur le territoire) soit 3,7 T de CO2 par an
  • 2050 : zéro émission de CO2

Logements

  • interdiction de construction de nouvelles maisons individuelles, sauf habitats légers
  • 30 m2 par personne maximum en habitat collectif neufs
  • 2025 : température moyenne des logements réduite de 2°C soit 17°C
  • 2025 : « couvre-feu thermique » coupure de tous les « chauffages carbonés » entre 22 h et 6 h
  • 2026 : interdiction du chauffage au fioul
  • électricité : prix progressif par tranche de consommation en ayant l'objectif de décourager les consommations au delà de 3 à 4 KwH par jour et par personne, nécessitant de la part de chacun, un arbitrage sur ses choix de consommation finale.

Transports

  • 2020 : interdiction de vendre des véhicules utilitaires légers thermiques neufs pour un usage particulier, réduction du kilométrage de 5% par an pour un usage particulier (2% pour un usage professionnel)
  • 2020 : suppression des vols hors Europe non justifié (tourisme), distribution de 500 000 vols par an via une loterie nationale
  • 2022 : interdiction de vendre des véhicules utilitaires légers thermiques neufs 
  • 2022 : suppression des vols nationaux qui disposent d'une alternative par la route ou le train en moins de 4 heures
  • 2024 : interdiction des véhicules thermiques en ville
  • 2025 : généralisation du télétravail 2 jours par semaine pour les salariés habitants à plus de 10 km de leur lieu de travail
  • horaires fixes de travail pour simplifier le covoiturage et les transports en commun
  • autorisation de 2 vols A/R long courrier pour les jeunes de 18 à 30 ans
  • 2030 : avoir mis en service 50% de trains supplémentaires type TER (desserte locale)
  • Interdiction de commercialiser un véhicule léger dont la consommation est supérieure à 4 l / 100 km en 2020 ; 3l/100 km en 2023 et 2l/100 km en 2027. 
  • limiter la vitesse sur autoroute à 110 km/h pour les véhicules légers, à 80 km/h pour les poids lourds
  • à terme tous les voitures doivent être électriques et réservées aux professionnels
  • utilisation du transport par voie ferrée et maritime pour les marchandises à la place des poids lourds

Alimentation

  • 2019 : consommation de 90 kg de viande par personne et par an
  • 2030 : consommation de 25 kg de viande par personne et par an soit environ 500g par semaine et par personne
  • permis de construire obligeant les parcelles potagères
  • quotas d'importation sur les produits alimentaires (ex : café, chocolat, fruits exotiques)
  • interdiction du labour profond
  • interdiction progressives des produits transformés
  • tous les jardins doivent devenir productifs
  • 2030 : nombre d'agriculteurs multipliés par deux, de parcelles bio multipliées par 5

Communication

  • construction d’un unique réseau 5 G au lieu d’infrastructures redondantes construites par les différents opérateurs
  • 2030 : division par 3 des flux vidéo sur Internet
  • interdiction de la publicité en ligne

Habillement

  • 2019 : un Français consomme 10 kg de vêtements neufs par an en moyenne
  • 2022 : limitation à 1 kg de vêtements neufs mis sur le marché par an et par personne

Consommation

  • normalisation de la location de biens
  • limiter la taille des téléviseurs à 40 pouces

Épilogue

Je vous rassure, tout cela n'arrivera pas et nous “grillerons” doucement tous ensemble, en comptant les cadavres de la biodiversité qui s'effondre.

Cela n'arrivera pas parce que nos émissions ne représentent que 2% des émissions mondiales, faire ce genre de choses uniquement au niveau national ne changerait rien au problème global.

Cela n'arrivera pas car avant de respecter des lois humaines nous respectons des lois physiques. Ainsi un système qui diminue sa dissipation d'énergie est soumis/dominés aux/par les systèmes qui en dissipent plus que lui. Dit autrement de manière lapidaire, lancer le mouvement, montrer la voie, aussi noble que cela soit, serait mourir avant les autres, avant la fin.

Ecouté ce matin, les propos de Barbara Stiegler sur les injonctions paradoxales de la gouvernance qui font écho :
“Ils nous disent : pour trouver un travail vous devez être mobile et prendre votre voiture pour faire 50 km s'il le faut et au même moment ils déclarent : il faut que vous cessiez de prendre votre voiture parce que c'est polluant”







Sources :

Opinion : Pierre Leconte sur les politiques économiques européennes

Les politiques de l’offre, comme celles de Hollande et de Macron, prenant place dans des économies ouvertes mondialisées, dans lesquelles il y a toujours quelqu’un de plus compétitif que vous quelque part dans le monde à moins de disposer de situations monopolistiques inattaquables assez rares, ne fonctionnent plus parce que plus vous rendez hyper compétitives vos propres entreprises, en particulier par la baisse massive des salaires de vos employés, et que vous augmentez les impôts des particuliers pour pouvoir offrir aux entreprises une réduction de leurs charges, moins elles peuvent se développer faute de demande solvable dans leur pays, laquelle présuppose au contraire une nette augmentation des salaires et une baisse massive des impôts, voire un protectionnisme intelligent pour protéger les productions qui ne peuvent plus subsister sans être lessivées par la concurrence étrangère déloyale, du fait des dévaluations compétitives monétaires par exemple, ainsi que Donald Trump l’a compris et a commencé de l’appliquer aux USA. Sans augmentation de leurs carnets de commande, les entreprises ne se développent pas et le chômage de masse s’accroit, ce qui ruine tout le monde y compris l’État, c’est donc vers des politiques de la demande c’est-à-dire de hausse du pouvoir d’achat et de protectionnisme limité qu’il faut s’orienter.
[...]
Il importe aussi de revenir en Europe du Sud et en France aux monnaies nationales par nature flexibles (dévaluables en cas de besoin) parce que l’euro monnaie unique, en réalité un mécanisme ultra rigide de taux de change fixes entre des pays dont les économies divergent de plus en plus (l’Allemagne et la Grèce par exemple, aux deux bouts du spectre, ne peuvent pas conserver la même monnaie sans ruiner la seconde au profit de la première), entretient leur absence de compétitivité et des pressions déflationnistes insupportables. Mais tout cela doit être fait en concertation entre les différents membres de la zone euro pour ne pas tout déstabiliser.
Le suicide de la classe politique française, qui a déjà des conséquences dramatiques pour la France, est constitutif d’une crise de régime qui pourrait finalement la détruire Pierre Leconte, 22 mai 2017.

Qui gouverne réellement à Bercy ?

"C’est la machine, la structure qui a la main. De par l’influence des fonctionnaires, de Bruxelles et des lobbys, tout cela crée un réseau de contraintes et le ministre ne peut pas faire grand-chose ; sans ministre cela fonctionnerait."



Jacques Généreux présente le programme économique de Mélenchon [audio, 18 min]

Jacques Généreux, l’économiste de « la France insoumise » était l’invité de Guillaume Erner le 16 mars dernier, pour présenter le programme économique de Jean-Luc Mélenchon.

Avant de proposer un projet, il faut établir un diagnostic : le système économique est à l’envers, car il est à l’avantage des détendeurs de l’argent. L’économie est pilotée par l’obsession de la rentabilité financière à court terme. Du fait de la libre circulation des capitaux et du libre échange généralisé, le système donne les pleins pouvoirs aux détenteurs du capital. La transition écologique a été stoppée par cette vision de l’économie.

L’objectif est donc de remettre le système économique à l’endroit. Il ne s’agit pas d’être compétitif ou de réduire ni d’augmenter la dépense publique ; avoir un objectif chiffré n’est pas une finalité politique. L’objectif c’est de sauver la planète pour nos enfants, c’est-à-dire lancer une transition écologique, c’est de repartager les richesses équitablement, de faire que l’on vive dans des sociétés humaines où chacun peut contribuer à la production de richesse, c’est de sauver l’Union européenne en modifiant le rapport de force pour la refonder.

Je vous laisse écouter la suite :

Un choc libéral tardif et sans doute anachronique [vidéo]

La politique économique proposée par notre futur président (spéculation) est une poursuite plus marquée de celle de François Hollande.
Où l'on voit les retards à l'allumage du moteur, puis la voiture qui prend l'autoroute à contre-sens et surtout l'interdépendance contraignante des pays et zones économiques.


L'équilibre commercial ou l'euro : il va bien falloir choisir [vidéo]





Balance des paiements, un mini guide

[Revue de Web 46/47] CETA, euro, investissements et politique économique fr

CETA

  • Est-ce un nouveau CETA qui a été signé le 30 octobre dernier ? - Veblen Institute
    • "Les discussions ont porté essentiellement sur un texte qui accompagne le traité, appelé instrument interprétatif commun."
    • "sa portée est extrêmement limitée du fait de la faiblesse de son contenu. Le texte vise en effet à clarifier les intentions des États parties dans un langage plus politique que juridique et n’apporte aucune modification aux clauses négociées dans le traité."
    • "sans que cela ne se traduise par aucune disposition concrète pour empêcher que la mise en œuvre du CETA n’engendre la hausse des émissions de gaz à effet de serre"
    • "seuls les investisseurs internationaux basés au Canada ou dans l’UE auront accès à des juridictions d’exception pour leur différends avec les États, au détriment des investisseurs nationaux dont les investissements ne dépassent pas les frontières de leur État et qui conserveront uniquement un accès aux tribunaux nationaux. Cette rupture d’égalité des entreprises et des citoyens devant la loi est ainsi bien réelle et fait d’ailleurs partie des griefs des juristes qui pointent un fort risque d’inconstitutionnalité du CETA."
    • "Viennent ensuite toute une série de déclarations annexes"
    • "Ce n’est donc pas un hasard si on trouve mention du respect du principe de précaution seulement à cet endroit (et pas dans le CETA, ni dans l’instrument commun). Cela signifie que l’Europe n’est pas parvenue ou n’a pas essayé de faire admettre au Canada qu’il accepterait les réglementations basées sur ce principe et ne tenterait pas de les remettre en cause."
    • "Les discussions au Conseil et le veto wallon ont eu le mérite de provoquer deux ruptures."
    • "La première est à mettre au crédit de l’Allemagne et de ses juges constitutionnels. Berlin, à la demande de la Cour Constitutionnelle, a en effet fait préciser qu’un État membre de l’UE pourra mettre fin unilatéralement à l’application provisoire du traité. L’Allemagne, l’Autriche et la Pologne se sont empressées de faire inscrire qu’elles se réservent le droit d’exercer cette prérogative. Avec la réversibilité de l’application provisoire, la Cour Constitutionnelle allemande qui doit encore examiner la compatibilité du traité avec la Constitution ménage ainsi une porte de sortie en cas d’inconstitutionnalité du CETA."
    • "Quant à l’accord belge"
    • "il annonce que plusieurs régions ne ratifieront pas le mécanisme d’arbitrage d’investissement en l’état, même dans sa version réformée. Ces dernières continuent de demander la création d’une véritable cour publique avec des juges issus d’une magistrature et soumis à un code de conduite strict."
    • "Par ailleurs, l’accord prévoit que la Belgique saisira la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour contrôler la compatibilité du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États avec les traités européens. Si ce mécanisme a été intégré dans des centaines d’accords bilatéraux d’investissements, le juge européen ne s’est pour autant jamais prononcé sur sa légalité."

Zone Euro


Investissements

  • Bilan d'étape du Plan Juncker : la longue route vers le triple A - Mireille Martini
    "Le rapport rappelle que « l’investissement est un sujet majeur en Europe. Durablement affecté par la crise économique et financière de la fin de la décennie 2000, cette composante essentielle à la croissance constitue l’une des principales priorités de la Commission européenne depuis le début de son mandat. Son Président, a annoncé, en novembre 2014, un vaste plan pour relancer l’investissement et améliorer le climat d’affaires en Europe »."
    • "Pour nous ce bilan confirme que le Plan Juncker n’est pas une réponse adaptée à la nécessaire et urgente relance de l’investissement public en Europe. D’abord, qu’on nous pardonne cette évidence, le plan Juncker n’est pas de l’investissement public. 74% des fonds actuellement potentiellement engagés le sont par des investisseurs privés. Le solde, le financement en provenance de la BEI, n’est lui-même pas à proprement parler du financement public. "
    • "La BEI, comme nous l’avons rappelé dans le rapport Canfin-Grandjean, est en effet financée par une petite minorité de capital public et une grosse majorité de capitaux privés empruntés sur les marchés financiers et qui doivent pouvoir l’être en sortant à l’émission avec une notation triple A. Dans ces conditions, toute prise de risque significative qui n’est pas garantie par un Etat souverain considéré comme acceptable par les marchés financiers est impossible. C’est pourquoi la BEI elle-même ne peut s’engager massivement dans des projets comme l’efficience énergétique à une échelle massive, qui ne serait pas acceptée aujourd’hui par les marchés financiers car en dehors des clous de la prévisibilité cadrée par les historiques de défaut."
    • "Nous estimons que depuis sa mise en place en Juillet 2015 le FEIS a décaissé moins d’un milliard d’euros sur la partie infrastructures de son programme. A ce rythme, aucun impact sur la nécessaire reconstruction d’une Europe décarbonée ne peut être revendiqué."
    • "Avec 1,8 milliards d’euros décaissés, nous ne voyons pas en quoi la rapidité du dispositif peut être louée. Si comme nous le pensons les 1,8 milliards incluent les décaissements sur la partie crédit aux PME, alors les décaissements sur la partie infrastructure sont probablement de l’ordre de quelques centaines de millions d’euros, une goutte d’eau à l’échelle de ces marchés. Quant au succès, il faudrait parler du succès des investissements, ce sur quoi aucune information ne figure dans le rapport."
    • "Nous y apprenons qu’en matière d’infrastructures, le FEIS ne souhaiterait examiner que des projets bancables. La bancabilité d’un projet consiste pour celui-ci à pouvoir fournir aux investisseurs le couple rendement/risque qu’ils souhaitent (ces investisseurs étant soit des banques, soit, comme le terme ne l’indique pas, des investisseurs institutionnels). La bancabilité d’un projet d’infrastructures est assurée par un ensemble de garanties fournies aux financeurs par les constructeurs, les exploitants, et l’Etat, qui est souvent le concédant et garantit à des degrés divers les revenus (évolution des tarifs, subventions, loyers dans le cas des PPP, etc…). Notre compréhension est donc que la garantie publique fournie par le FEIS permet à des investisseurs institutionnels privés de financer des projets d’infrastructures déjà largement « dérisqués » (puisqu’ils sont bancables) mais pour lesquels les investisseurs souhaitent bénéficier d’une garantie supplémentaire de la BEI plutôt que de les financer directement. La BEI possède en effet une notation AAA qui est supérieure aujourd’hui à celle d’un certain nombre d’Etats européens. "
    • "Tout ceci permettant in fine de financer des infrastructures que les Etats n’ont pas la capacité de financer eux-mêmes faute de marge de manœuvre budgétaire (et encore, seulement la partie de celles-ci qu’il est possible de rendre « bancables » ; pour les autres, le FEIS n’est pas une solution). Les Etats restent porteurs dans ce schéma d’une partie non négligeable des risques. Les projets financés doivent supporter les coûts des multiples couches d’intermédiation financière impliquées dans ces structures complexes : audits techniques, comptables et juridiques, coût des conseils financiers et des agences de notations lorsque les projets sont financés par des émissions obligataires. Ces coûts seront reflétés dans les tarifs et sont in fine des charges pour la collectivité utilisatrice des projets, auxquelles correspondent des recettes pour le secteur de l’intermédiation financière."
    • "Et le FEIS n’est pas un fonds d’investissement investissant les capitaux de l’Union dans le cadre d’une stratégie de développement économique de l’Union. C’est un mécanisme au service des exigences du secteur privé, qui en finance les trois quarts, pour lui fournir le réhaussement de garanties étatiques sur des projets dont ce même secteur privé a fixé ex ante les conditions de bancabilité. L’Union européenne dans cette affaire n’agit pas comme une fédération d’Etats membres, mais comme le lieu du pouvoir des marchés financiers privés, tant au niveau de la contrainte Maastrichtienne qu’à celui de la « disponibilité » du FEIS. Ce faisant, elle affaiblit les Etats et les prive de la capacité d’utiliser le seul outil qui leur permettrait de faire face à la crise économique et climatique, la relance budgétaire. L’Union pourrait bien ne pas survivre à la gravité de ces crises. Nous avons déjà évoqué sur ce blog (et plus récemment dans notre ouvrage « Financer la Transition Energétique ») l’alternative simple qui existe : réorienter une partie des épargnes domestiques, actuellement captées par les marchés financiers, vers l’investissement public d’intérêt général. L’excès d’intermédiation financière dont le FEIS est un bon exemple a des coûts insupportables pour l’économie en période de croissance ralentie."
    • "Combien de nos députés, de nos concitoyens, sont persuadés que le plan Juncker est un outil d’investissement public en charge de la relance rapide de l’économie européenne par les infrastructures, y compris vertes ? Il n’en est rien. Le plan Juncker n’est pas piloté par l’Union Européenne mais par les investisseurs privés. Il est la meilleure réponse que ceux ci ont pu faire à la demande d’investissement qui leur était faite. Et ce n’est pas celle dont nous avons besoin pour relancer et décarboner l’économie européenne."



France: politique économique

  • Programmes des candidats à la primaire: qui va gagner la course à la baisse du PIB ? - J-C. Werrebrouck
    • "On comprend ainsi mieux le poids de ces multiplicateurs annoncés plus haut avec globalement un effet dépressif très lourd et aussi des effets très mal répartis entre les différentes couches de la société et les espaces de vies correspondants : la fracture sociale ne peut que s’aggraver. Avec un mouvement auto-entretenu : Parce que l’effet dépressif est puissant, on ne peut qu’accélérer le processus enclenché si l’on veut maintenir les objectifs, de quoi entrainer la ruine économique et sociale du pays avec ses conséquences politiques."
    • "On comprend ainsi que le respect d’un tel programme de diminution des dépenses éclipsera largement le souci de l’avenir et frappera lourdement les services et transferts directs : soins, revenus de substitution. On comprend aussi que face à cette difficulté, des poches de dépenses publiques seront sanctuarisées (ensemble du secteur médico-social par exemple) au détriment de l’investissement public et donc de la construction de l’avenir. Qu’en sera-t-il de la branche énergie, des industries de la Défense, etc… ?"
    • "Un véritable programme de reconstruction passe par de tous autres moyens. Parce qu’il est très difficile de libérer l’offre globale en déprimant la demande globale, il faut changer de paradigme et libérer massivement l’offre dans un contexte de demande garantie."
    • "Maintenant parce qu’il faut que les investissements gigantesques capables de redresser le pays ne débouchent pas sur un non moins gigantesque accroissement des importations….assurant la relance à l’étranger….il faudra profiter de la probable disparition de l’euro, (dont le fonctionnement était lié à l’indépendance de la banque centrale….devenue organe financier dirigé par un gouverneur réquisitionné), pour procéder à une dévaluation massive. Bien évidemment, tout cela ne pourra se déployer sans effets pervers qu’il faudra savoir maitriser : élasticités/prix à l’importation et à l’exportation beaucoup trop faibles, contrôle des mouvements de capitaux, risques d’inflation, pénurie de devises, etc. Et bien au-delà l’exigence d’une certaine patience, le rétablissement ne pouvant s’opérer que dans le cadre d’une dizaine d’années. "







[Revue de Web 46/47] USA, Donald Trump

Trump en tête: l'interview de Laure Mandeville qui annonçait l'ouragan

"Grand reporter au Figaro, Laure Mandeville est chef du bureau Amérique depuis 2009. Elle suit le candidat républicain depuis le début de la campagne et vient de publier Qui est vraiment Donald Trump? aux éditions des Équateurs. Cet entretien a été publié un mois avant l'élection américaine."

Le point de vue d'un démographe (E. Todd)

  • "Crise de la socitété américaine, crise de la globalisation ?" par Emmanuel Todd [vidéo]
    "Lors du débat du 26 septembre dernier, les deux candidats à la présidentielle américaine se sont accordés pour désigner un ennemi commun : la globalisation. Dernière forme prise par la mondialisation, elle est marquée par l’instantanéité des échanges et par le néolibéralisme. Or, si la société américaine a su jouir des avantages de ce système, elle a dû faire face à des revers aux conséquences dramatiques. Ce n’est donc pas un hasard si aujourd’hui la globalisation concentre les critiques de bon nombre de citoyens américains. Beaucoup d’entre eux ne font plus confiance au multiculturalisme et sont tentés par le populisme. Emmanuel Todd travaille actuellement sur les tensions de la société américaine, et leurs liens avec la globalisation."
  • Emmanuel Todd : "La question du racisme doit être posée sans illusion mais le discours qui vise à dire que le vote Trump est le vote des petits blancs racistes n'est pas seulement absurde, c'est juste le contraire" | Atlantico.fr

    "Nous en sommes au point où le groupe majoritaire, les Blancs, représentant 72% du corps électoral, est tellement en souffrance que sa mortalité augmente. Les causes de cette augmentation ne sont pas "naturelles" : il s'agit de suicides, d'alcool, de drogue, d’empoisonnements médicamenteux. A l’instinct je me suis dit : à ce stade, le système idéologique néo-libéral peut craquer. Cet indicateur est vraiment le signe que la globalisation économique a fini par conduire à une insécurité individuelle et sociale insupportable même en pays anglo-saxon. Les sondages "sortie des urnes" ont bien montré qu’au fond, la principale motivation du vote Trump était la volonté de changement. Tout sauf ce que représente Clinton."

Les 28 première mesures promises par Donald Trump

"Source : Breibart, 22/10/2016"

What Does President Trump Mean for the Economy & Market? | Cullen Roche

"What’s it all mean for the financial markets? Well, the fiscal stimulus is the key here and it likely means we see higher profits, higher interest rates, higher growth and higher inequality. It will be good for the overall economy, but it will be REALLY good for the wealthy. So, in a weird sort of way the Trump economy might not look that different from the Obama economy where profits and stock markets boomed and the wealth largely flowed to the rich."

The economic consequences of Mr Trump - Martin Wolf 


Donald Trump’s false promises to his supporters - Martin Wolf

"Some will benefit from his plans, but the white working class will not be among them"

La future équipe de Donald Trump

  • Dans la future administration Trump, un ancien de Goldman Sachs au Trésor, un pétrolier à l’Énergie et un lobbyiste climato-sceptique à l’Environnement ? - Observatoire des multinationales
    "Donald Trump a construit une grande partie de sa victoire surprise à l’élection présidentielle américaine sur un discours de rejet des élites de Washington et de Wall Street. Une stratégie gagnante qui lui a permis d’attirer une grande partie des classes populaires blanches, au détriment des Démocrates. Mais ceux qui ont pris au sérieux sa rhétorique anti-libérale, et sa dénonciation du libre-échange, des délocalisations et des excès de la finance, risquent fort de déchanter. Donald Trump se prépare en effet à nommer une équipe qui accordera une large place aux intérêts économiques. Avec notamment un ancien dirigeant de Goldman Sachs au Trésor et le patron d’une firme pétrolière au Secrétariat à l’Énergie."
  • Donald Trump n'est pas anti-guerre, il veut juste que l'armée américaine se concentre sur le vol du pétrole, par Robert Mackey
    • "En février, lorsque le président Obama envisageait l’intervention en Libye pour laquelle sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, militait avec force, Trump demanda une action immédiate pour renverser le Colonel Khadafi, dans une déclaration postée sur sa chaîne YouTube."
  • Donald Trump, après avoir violemment critiqué la guerre en Irak, choisit le faucon en chef de l'Irak comme conseiller à la sécurité
    "Source : The Intercept, le 12/09/2016" Lundi, Donald Trump a retenu l'ancien directeur de la CIA et extrémiste néo-conservateur James Woolsey comme son conseiller principal sur les questions de sécurité nationale. Woolsey, qui a quitté la CIA en 1995, est devenu l'un des promoteurs les plus virulents à Washington de la guerre des États-Unis en Irak et au Moyen-Orient. À ce titre, le choix de Woolsey constitue soit un accroc à la rhétorique non interventionniste de Trump, soit une orientation vers une approche néoconservatrice plus musclée pour résoudre les conflits internationaux.
    • "Woolsey, en revanche, était un membre clé du Projet pour le Nouveau Siècle Américain, un think tank néoconservateur dont l’objectif était clairement de favoriser une seconde guerre en Irak. Woolsey a signé une lettre en 1998 appelant Clinton à renverser Saddam Hussein. Par ailleurs, il est apparu sur CNN quelques heures seulement après les attaques du 11/9, y rendant l’Irak responsable des attaques. Woolsey a continué de mettre en avant une telle relation, malgré l’absence totale de preuves à l’appui de son argument. Il accuse également l’Iran."
  • Donald Trump Recruits Corporate Lobbyists to Select His Future Administration - Lee Fang
    "As Donald Trump finishes his campaign with a promise to break the control of Washington by political insiders, his transition team is preparing to hand his administration over to a cozy clique of corporate lobbyists and Republican power brokers."
 

Les opinions de Bruno Bertez sur D. Trump et la macro

  • Voila, c'est fait Trump est le 45e président des Etats-Unis. Ne boudons pas notre plaisir . – bruno Bertez
    • "Pour analyser, pour commenter il semble préférable de laisser retomber un peu l’enthousiasme ou la crainte, les émotions ne favorisent guère la lucidité. Surtout dans les situations qui se présentent comme des ruptures, on ne prolonge pas, pas tout de suite les tendances existantes , on ne met pas en place les conditions des nouvelles. L’enseignement du Vote Brexit est présent à tous les esprits: surprise,  incrédulité, peur de l’inconnu, de l’aventure et puis en face on s’organise pour limiter l’impact, pour désamorcer, voire pour remettre en cause; dans toutes les ruptures, il y a des forces de rappel qui se mettent en branle et finalement il se produit une sorte d’amortissement des phénomènes. La tendance à ce que les choses rentrent dans l’ordre ancien est forte et elle joue pendant quelque temps. Il y a pour les uns une sorte de deuil à faire et pour les autres une sorte de travail de réconciliation des rêves et des espoirs avec la réalité."
    • "la fonction historique des populistes est de donner espoir, de re-présenter la colère du peuple. De lui redonner conscience de lui même et de ses interêts communs. Presque une conscience de classe."
    • "La ligne de partage populiste est dans le refus de la globalisation faite sous le signe de la finance, dans le refus de la perte d ‘identité, dans le refus de la relativisation de tout, dans le refus de la guerre, dans le refus de l’idéologie du pseudo modernisme. Le populisme remet en valeur le « hot » en regard du « cool », le réel en regard des signes et de l’imaginaire. Le vrai en regard de l’opinion et du consensus trafiqués."
  • Editorial, l'oeuvre de Trump et de Mère Theresa [May] – bruno Bertez
    • "Ce que nous avons retenu de Trump, c’est la déclaration faite le 21 Juillet, lors de son acceptation de la Nomination en tant que candidat républicain; notez la, elle est claire, sans ambiguité: « americanism, not globalism will be our credo ». Le Boston Globe a mis en haut de « une », jeudi dernier : « Trump won, globalisation lost. Now what ». Voila un bon journal ou du moins un bon patron de journal, il a tout compris: « Trump a gagné, la globalisation a perdu, et maintenant? Et le plus clairvoyant de tous les médias a été Counterpunch, vendredi : « The real meaning of this upset is that Wall Street’s globalization project has been rejected by the citizens of its homeland ». « Le vrai sens de ce bouleversement est que le projet de globalisation élaboré par Wall Street a été rejeté par les citoyens du pays même qui lui a donné naissance ». Voila du journalisme. CNN n’est pas aussi clairvoyant, mais il proclame dans la bouche de Jake Tapper: « les américains ont voté pour Trump, parce qu’ils en ont marre des inégalités, marre de la globalisation, et de la politique telle qu’on la pratique en vertu du status quo ». Tapper frôle l’essentiel, c’est à dire la clarification du sens du vote sous les apparences, sous les modes d’apparaître comme le refus des inégalités croissantes. "
    • "Peut on être plus perspicace : « Nous ne pouvons nier qu’il y a eu des côtés négatifs à la globalisation tout au long de ces dernières années; et dans notre zèle, dans notre enthousiasme à promouvoir l’agenda de la globalisation comme réponse à tous nos maux, nous avons négligé l’impact qu’elle avait sur tous ceux qui,  chez nous  voient ces forces selon un autre éclairage ». Peut-on être plus claire et en même temps plus mesurée!  Bravo mère  Theresa!  Et la suite, du propos de la sainte mère Theresa nous enchante, nous y souscrivons à 100%: « demander au business de travailler avec le gouvernement et de faire sa part est profondément pro-business, car il est fondamental de maintenir la confiance dans le capitalisme et les marchés libres ». Nous buvons du petit lait, car elle a raison: l’enjeu c’est de retrouver la légitimité de nos systèmes sociaux et économiques, l’enjeu c’est d’échapper au socialisme universel, globaliste  et de retrouver des marchés libres, lieux de confrontation des aspirations individuelles."
  • Trump: essai. Tentative de mise en ordre, les miracles existent-ils? – bruno Bertez
    L’insuffisance de l’investissement est un constat, c’est presque un problème de société, une question sociétale dans un monde qui aspire plus à la consommation qu’à l’effort. A la jouissance qu’à la frustration et au détour. C’est le problème, mais la solution ne se décrète pas. C’est la limite du dirigisme, du volontarisme, bref ce sur quoi bute l’illusion de la toute puissance des Politiciens.
  • Ne manquez pas, notre opinion de long terme. Scénario Trump, mission impossible – bruno Bertez

Loi Travail un débat tranché mais serein

Agnès Benassy-Quéré est pour la loi Travail et Éloi Laurent est contre. Tout deux économistes, s'accordent au moins sur un point : le marché du travail français est déjà très flexible mais d'une mauvaise manière. Le sujet dure 22 minutes et commence à la quatorzième.


Loi Travail - audio 35'

La loi Travail actionne-t-elle les bons leviers ? Peut-elle à la fois faciliter l’embauche et assurer la sécurité des travailleurs ? S’agit-il de prendre acte d’une évolution de l’emploi ?
 Intervenants
Pierre Cahuc : Économiste, professeur à l'École polytechnique, membre du Conseil d'analyse économique (CAE) et directeur du laboratoire de macroéconomie du Centre de recherche en économie et statistique (CREST).
Thomas Breda : chargé de recherche au CNRS, chercheur affilié à l’École d’économie de Paris




Loi Travail, que disent les études economiques ?

Deux économistes étaient invité dimanche dernier chez Olivia Gesbert. Pour parler de quoi? La future Loi Travail encore une fois !

Une émission comme je les aime où les intervenants ont le temps de développer leur pensée respectueusement. Stéphane Carcillo en faveur de la loi, Christine Erhel contre, expliquent les dessous des études économiques sur le marché du travail : Les études macro/micro, théoriques/empiriques, l'importance de l'environnement qui influe sur les études et les effets des réformes, l'interaction essentielle entre les mesures. Les cas espagnol, grec, danois et allemand sont évoqués, celui de l'Italie est décrypté.

Le rédac-chef adjoint de La Tribune, Romaric Godin, très en retrait pendant l'émission, conclut tout de même sur le cœur du problème: la nécessité d'adapter le système productif français... Débat encore plus vaste.

De la crise financière à la stagnation: entretien avec Thomas Palley

De la crise financière à la stagnation: entretien avec Thomas Palley réalisé par Philip Pilkington et publié le 18 Avril 2012 par Yves Smith

source: From Financial Crisis to Stagnation: An Interview with Thomas Palley

Thomas Palley fut économiste en chef pour la Commission d'examen Chine - États-Unis sur la sécurité et l'économie. Il est actuellement membre-chercheur  à la New America Foundation.


Philip Pilkington: Au début de votre livre "De la crise financière à la stagnation" vous vous référez à la crise de 2008 comme une "crise de mauvaises idées". Pourriez-vous s'il vous plaît expliquer brièvement pourquoi vous vous référez à la crise de cette façon?

Thomas Palley: Un élément central et essentiel de mon livre est l'accent mis sur le rôle des idées économiques dans la génération de la crise. Cette caractéristique la distingue fondamentalement des explications traditionnelles qui tendent à représenter la crise en termes d'événements imprévus et de chocs économiques (par exemple, les cygnes noirs).

Mon livre commence avec l'idée fondamentale que les économies sont construites, et non pas naturelles. La façon dont les économies sont organisées et fonctionnent est de manière significative le résultat de choix sociaux, et non le produit de la nature. Au cours des trente dernières années, nous (la société) avons adopté un ensemble d'idées économiques qui ont façonné les modalités économiques - y compris le modèle de répartition des revenus, le pouvoir des entreprises et de la finance par rapport à la main-d'œuvre, et la façon dont l'économie génère la demande.

Malaise économique mondial. En cause ? Le chômage et les bas salaires

Global economic malaise driven by unemployment and low wages by Philip Pilkington

Pour stimuler la demande et dynamiser la croissance, les Etats devraient employer plus de personnes.

Un nouveau rapport de l'Organisation Internationale du Travail, de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique et de la Banque Mondiale a constaté que le chômage élevé et la faible croissance des salaires sont les deux principaux problèmes auxquels l'économie mondiale fait face aujourd'hui. Le rapport a identifié ces questions non pas comme de simples symptômes, mais plutôt comme les causes de la lente reprise depuis la crise financière de 2008.

Les auteurs soutiennent que la stagnation actuelle dans la plupart des économies du G20 est le résultat de trois problèmes interconnectés. Tout d'abord, malgré certaines améliorations, le chômage n'a pas baissé assez rapidement depuis la crise économique et restera "substantiel" au moins jusqu'en 2018. Deuxièmement, la reprise actuelle a été marqué par une prolifération d'emplois pauvres et des perspectives d'emploi extrêmement précaires. Troisièmement, la croissance des salaires est restée stagnante, même depuis le début de la reprise.

Une relance allemande serait-elle la solution ?

Augmenter la croissance potentielle de la France

Résumé de la note n°16 "Redresser la croissance potentielle de la France" du Conseil d'Analyse Economique

Le CAE est un groupe d'économistes chargé de fournir des conseils de politique économique au Premier Ministre.


Les pistes pour favoriser la productivité sont du côté de la formation, de l'investissement et de l'innovation



Selon les modèles utilisés par le CAE, 1% de croissance économique nous mènerait en 25 ans à une dette de 145% du PIB couplée à un déficit de 9 %. A l'opposé, 1,6% de croissance annuelle conduirait à une dette de 50% du PIB assortie d'un budget à l'équilibre.

Augmenter la croissance potentielle c'est augmenter notre niveau de vie et conserver notre système de protection social.

La croissance dépend du travail, du capital et de leur productivité respective.

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